Défendre la foi chrétienne leçon 4– L’existence de Dieu: la moralité
Cours d’introduction à l’apologétique chrétienne, publié par Apologetics Press, traduit de l’anglais.
L’EXISTENCE DE DIEU — LA MORALITÉ
Nous comprenons le fait que toute action aura des conséquences. Nous savons aussi que les convictions ont des implications dans l’existence. Ce que nous croyons est une force qui aura des effets sur nos actes. Tout le monde croit à un degré ou un autre que certains actes sont mauvais et d’autres sont bons. Ainsi, chacun adopte d’une manière ou d’une autre un système ou code de bien et de mal.
LA MORALITÉ ET L’ÉTHIQUE
En abordant la question de l’importance ainsi que l’origine de la moralité et de l’éthique, efforçons-nous de définir certains mots. Le mot « moralité » vient du mot latin mores, qui concerne les habitudes ou coutumes. La morale est donc l’habitude de suivre des règles de bonne conduite. Le mot « éthique » vient d’un mot grec qui signifie « caractère ». L’éthique se rapporte à « la discipline qui a trait à la question du bien et du mal ; un ensemble de principes moraux ou un ensemble de valeurs ». L’éthique est donc le critère ou système qu’une personne utilise pour déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. La morale et l’éthique traitent de la bonne conduite, du devoir et de la vertu (ou, en bref, de la manière dont nous devrions nous comporter). La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : Comment devons-nous nous comporter ?
Face aux concepts tels que « le bien et le mal, ce qui est juste ou injuste » comment pouvons-nous déterminer si une chose donnée est juste ou injuste ? Parfois, les gens ne sont pas d’accord sur la manière exacte de décider si quelque chose est bien ou mal. Cependant, tout le monde s’accorde à dire que certaines choses sont bonnes et d’autres mauvaises. La morale et l’éthique sont des réalités universellement acceptées au sein de la famille humaine. Leur origine doit donc être expliquée. En clair, il n’y a que deux possibilités. Soit la morale et l’éthique proviennent de l’esprit de Dieu, qui est la source de toute bonté, soit elles proviennent de l’homme lui-même.
Une chose est sûre. Les choix que nous sommes amenés à faire aujourd’hui sont de plus en plus complexes. Faut-il approuver l’avortement ? Devons-nous encourager la gestation pour autrui ? Devons-nous préconiser la peine de mort ? Devons-nous recommander l’euthanasie ? Nous ne pourrons pas répondre de manière significative à ces questions et à d’autres questions similaires en nous fiant simplement à nos intuitions ou à nos émotions individuelles. Nous ne pourrons pas non plus y répondre en faisant appel au passé. À bien des égards, les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ne ressemblent pas à ceux auxquels ont été confrontées les générations passées. Sur quoi nos normes sont-elles fondées ?
Celui qui refuse de reconnaître l’existence de Dieu n’a qu’un seul choix pour expliquer la moralité : celle-ci doit avoir son origine dans l’homme. Or, si l’être humain n’est qu’un animal, produit d’une longue évolution résultant du hasard, cette origine dans l’homme de la moralité n’a pas d’explication.
Un lion n’éprouve pas de culpabilité après avoir tué une gazelle pour son repas de midi. Un chien n’éprouve pas de remords après avoir volé un os à un autre chien. Pourtant, l’homme — qui est soi-disant le produit d’une évolution — lorsqu’il commet des actes qui violent certaines normes de moralité et d’éthique, ressent à la fois de la culpabilité et des remords
Si la vie en société était fondée exclusivement sur ce concept de d’une évolution animale sans aucune foi en Dieu, notre Monde serait vraiment un endroit misérable pour l’existence humaine. Richard Dawkins, célèbre évolutionniste britannique, a admis un jour qu’une société humaine qui se baserait sur la notion évolutionniste et ses effets serait une société dans laquelle il serait « très désagréable de vivre ». Nous sommes bien d’accord avec cette conclusion. Un autre évolutionniste bien connu, le Dr Desmond Morris, a écrit un livre – « The Naked Ape » Le singe nu – sur la question des origines de l’homme. Ce livre aborde soulève une question intéressante. Étant donné qu’aucun autre animal n’a été capable de trouver et de vivre selon des normes morales, devrions-nous faire confiance à l’homme – en tant que « singe nu » – pour faire mieux ? La matière toute seule n’a pas le pouvoir, en elle-même, de produire ou « évoluer » la conscience morale. S’il n’y a pas de but dans l’univers (ce qui est la position que les évolutionnistes sont obligés de prendre), alors il n’y a pas de but à la moralité ou à l’éthique.
L’incroyance doit donc soutenir (et soutient effectivement !) qu’il n’existe pas de norme ultime de vérité morale/éthique et que, dans le meilleur des cas, la morale et l’éthique varient pour chaque individu. Dans ce cas personne ne pourrait se permettre d’affirmer qu’une action est mauvaise ou qu’elle ne doit pas se faire. Le fait est que les incroyants ne peuvent pas expliquer l’origine de la morale et de l’éthique. Que l’incroyant soit prêt à l’admettre ou non, s’il n’y a pas de Dieu, l’homme vit dans un environnement où « tout est permis ». Dans le livre de Fiodor Dostoïevski Les Frères Karamazov, l’un des personnages (Ivan) s’exprime ainsi : « S’il n’y a pas de Dieu, tout est permis ». Et comme cela est vrai ! Si l’évolution explique ce qu’est l’être humain et s’il n’y a pas de Dieu, alors les gens peuvent faire tout ce qu’ils veulent. Il est dans ce cas impossible de formuler un système d’éthique qui fasse la différence entre le « bien » et le « mal ».
L’être humain se retrouve sans aucun moyen de parvenir à une conclusion rationnelle sur ce qui est bien ou mal ; il se retrouve perdu dans un monde désespérément chaotique où « la force constitue le droit », où « le fort écrase le faible » et où chaque individu fait ce qu’il croit bien à ses propres yeux. La morale et l’éthique sans Dieu ne produisent pas un bon résultat comme le montrent très bien quelques systèmes « moraux » mentionnés ci-après.
Le relativisme, par exemple, affirme qu’il n’existe pas de règles universelles pour déterminer la morale et l’éthique. Lorsque tous les systèmes de valeurs morales sont considérés comme le résultat de la culture et de l’environnement, un système est aussi bon qu’un autre ; aucun système de moralité n’a le droit de prétendre qu’il est le système « correct » et auquel les hommes devraient se référer pour déterminer leurs actions. Selon le relativisme, si une société veut tuer tous les enfants âgés de 8 ans ou moins afin de limiter la population, personne ne peut dire (légitimement) que c’est la « mauvaise » chose à faire. Cependant, tous les êtres humains savent que certaines choses sont bonnes et d’autres mauvaises. Il est en effet difficile (voire impossible) de trouver une société où un homme est applaudi pour avoir trahi ses amis, tué délibérément ses propres enfants ou commis une trahison à l’encontre de sa nation. C’est pourquoi très peu de gens sont prêts à défendre le relativisme absolu.
L’hédonisme est la philosophie qui prétend que le but d’une conduite « morale » est d’obtenir le plus grand plaisir possible avec le moins de douleur possible. En fait, un athée célèbre, Aldous Huxley, a dit qu’il avait ses propres raisons d’insister sur une société où « l’absence de sens » régnait en maître. Il voulait un monde dépourvu de sens, disait-il, parce qu’il estimait que la moralité « dérangeait sa liberté sexuelle ». Il n’est pas nécessaire de « lire entre les lignes » d’une telle déclaration pour comprendre son point de vue, n’est-ce pas ? L’hédonisme dit en substance que si une action procure du plaisir à la personne qui l’accomplit et ne fait de mal à personne, elle est acceptable.
Pourtant, considérez les conséquences ultimes de ce type de raisonnement. Les maladies sexuellement transmissibles se répandent dans des proportions énormes dans le monde entier. Les grossesses d’adolescentes sont endémiques. Des bébés naissent déjà infectés par des maladies mortelles telles que le SIDA, parce que leurs mères ont contracté ces maladies pendant leur grossesse et les ont transmises à leurs enfants à naître. Dans de nombreuses régions, les divorces sont si fréquents qu’ils égalent ou dépassent le nombre de mariages. Les villes sont remplies de violeurs, de harceleurs et d’agresseurs d’enfants. Que faudra-t-il encore, je vous prie, pour qu’il devienne évident que les tentatives de vivre sans Dieu sont défectueuses ?
L’utilitarisme est le système de croyances qui suggère que le « bien » est déterminé par ce qui produit la plus grande quantité de plaisir pour le plus grand nombre de personnes. Une explication précise de ce point de vue se trouve dans un livre de Katherine Tait, la fille unique du célèbre agnostique britannique Bertrand Russell. Dans ce livre (« My Father, Bertrand Russell » Mon père Bertrand Russell) l’auteure décrit ce qu’était sa vie et celle de ses frères dans la maison de leur père. Elle explique, par exemple, que son père croyait fermement à l’enseignement d’un comportement moral « dès le premier souffle » de la vie d’un enfant. Mais comme tout évolutionniste, son père avait beaucoup de mal à expliquer son point de vue. Mme Tait raconte dans son livre que, lorsqu’elle était enfant, elle disait « Je ne veux pas ; pourquoi devrais-je ? » lorsque son père lui disait qu’elle « devait » faire quelque chose. Elle remarque qu’un parent normal pourrait répondre en disant « parce que je le dis », ou « parce que ton père le dit », ou « parce que Dieu le dit ». Mais Bertrand Russell n’était pas un parent « normal ». Il disait à la jeune Katherine : « Parce que plus de gens seront heureux si tu le fais que si tu ne le fais pas. » « Mais pourquoi ? » répondait sa fille. Ce à quoi son père répondait à nouveau : « Parce que plus de gens seront heureux si tu le fais que si tu ne le fais pas ». En fin de compte, écrit-elle dans son livre : « Nous sentions la pression de sa rectitude et nous obéissions, mais sans conviction, sans explication convaincante — ni pour nous, ni pour lui. » Quelle explication rationnelle aurait-il pu donner ?
Le situationnisme (ou éthique de la situation) est l’idée selon laquelle quelque chose est « juste » parce qu’une personne décide que c’est juste dans un cas donné. Selon cette philosophie, il n’y a rien qui soit toujours bien ou toujours mal ; chaque situation individuelle détermine la justesse d’une action.
Imaginons qu’un individu décide soudainement qu’il serait « juste » pour lui, en raison d’une certaine situation, de tuer ses concurrents, comment pourrions-nous exiger que la police l’en empêche ? N’est-il pas évident que certaines choses sont toujours bonnes et d’autres toujours mauvaises ? Le situationnisme n’est pas une philosophie valable parce qu’elle n’accepte pas d’absolus moraux qui sont reconnus par tous les humains comme étant à la fois légitimes et nécessaires. En outre, lorsque deux personnes se trouvent dans une situation « délicate » de la vie réelle, et que l’une veut faire une chose tandis que l’autre veut faire son contraire qui, dans ce cas, a « raison » ? En l’absence de tout système absolu, sur quelle base l’homme peut-il choisir ?
Le déterminisme est l’idée que l’homme n’est pas vraiment responsable de ses actes. Cette croyance prétend qu’un long processus d’évolution a inculqué à l’homme certains instincts qui déterminent ses actions. Selon ce concept, une personne peut donc faire tout ce qu’elle a envie de faire sans en être tenue pour responsable. Par exemple, si une personne vole quelque chose, qui est responsable ? Le déterminisme prétendrait que son « passé évolutif » est responsable, ou que « ses gènes l’ont poussé à le faire ». Pourtant, le bon sens nous dit que toute personne rationnelle est responsable de ses propres actes – sinon, à quoi bon avoir des lois, une police, des tribunaux, des juges ou des prisons !
UNE MORALE ET UNE ÉTHIQUE SANS DIEU
ET SES EFFETS PRATIQUES
Nos croyances ont un impact considérable sur la manière dont nous agissons. Pour s’en rendre compte il suffit d’observer les effets de croyances incorrectes en matière de morale et d’éthique. Quel prix terrible nous, les humains, devons payer en raison de croyances erronées et des actions qui s’en suivent ! Lorsqu’on voit l’être humain comme un simple échelon dans l’évolution animale, il occupe alors le même statut qu’un animal. On le voit alors comme un animal même s’il est plus savant, plus intelligent et plus rusé que ses homologues du règne animal. La question se pose alors inévitablement : Pourquoi l’homme devrait-il être traité différemment d’un animal alors que sa vie n’a pas plus de valeur ? À vrai dire, il n’y a dans ce cas aucune raison logique de traiter l’être humain différemment. Du berceau au tombeau, vu sous cet angle évolutionniste, on considère alors l’être humain comme une « chose », un objet dont on peut se débarrasser à sa guise. Il n’est donc pas surprenant de voir qu’on rejette des êtres humains vulnérables ou dont on ne veut pas. Le 22 janvier 1973, la Cour suprême des États-Unis a décidé, par 7 voix contre 2, que l’embryon humain qui se développe dans l’utérus n’a rien d’humain. On présente cet embryon comme une « chose » dont on peut se débarrasser et qu’on peut jeter dans la décharge la plus proche. Et les arguments que certains sont prêts à avancer dans ce sens sont plus qu’aberrants.
Selon Charles Darwin, les membres « les plus faibles » de la société humaine sont inaptes à survivre leur condition ; selon les lois de la nature, ces êtres ne devraient normalement pas survivre. Lorsqu’un cheval de course de haut niveau trébuche et se casse la jambe, et que même le vétérinaire le plus compétent n’est pas en mesure de la soigner, on met souvent fin aux souffrances de l’animal en lui tirant une balle dans la tête. Ce cheval de course n’est cependant pas le père, la mère, le frère ou la sœur de quelqu’un que nous connaissons, et c’est la raison pour laquelle on décide d’abattre ce cheval. On voit que la nature opère une sélection au niveau de l’animal le plus faible ou le plus vulnérable, on pense en outre que l’être humain n’est rien de plus qu’un animal, on se dit alors qu’il n’y a aucune raison pour laquelle on devrait lui réserver un meilleur traitement. Or, qu’est-ce qui est plus faible, plus vulnérable, qu’un minuscule bébé qui grandit dans le ventre de sa mère ? Le bébé ne peut pas se défendre, ne peut pas se nourrir et ne peut même pas parler pour lui-même ; il (ou elle) dépend entièrement de sa mère pour sa survie. Faut-il s’étonner que certains soient prêts d’une manière symbolique à lui « tirer une balle dans la tête », à l’assassiner par l’avortement, comme si cet être n’avait pas plus de valeur qu’un cheval de course qui ne peut plus courir ?
Une fois que ceux qui sont sans défense, faibles et jeunes sont considérés comme des choses dont on peut se débarrasser, où cela s’arrêtera-t-il ? Qu’en sera-t-il des personnes sans défense, faibles et âgées ? Qu’en sera-t-il de ceux que la maladie les rend « inaptes » à survivre dans une société qui valorise la force et l’efficacité, des boiteux, des aveugles, des estropiés ? Ou bien qu’en sera-t-il de ceux dont le quotient intellectuel est inférieur à un certain seuil ou dont la peau est d’une autre couleur ? Certains individus réclament déjà haut et fort la légalisation de ces processus d’élimination des plus faibles en utilisant des euphémismes tels que « l’euthanasie » ou « suicide assisté pour une fin de vie digne ». Après tout, raisonne-t-on, n’est-ce pas ainsi que nous mettons fin aux souffrances des chevaux ?
LA MORALITÉ, L’ÉTHIQUE
ET L’EXISTENCE DE DIEU
George Gaylord Simpson, célèbre paléontologue de l’Université Harvard, affirmait que « la moralité n’existe que chez l’être humain ». En disant cela, il confirmait le fait (qu’il l’ait voulu ou non) que la moralité est quelque chose d’unique à l’humanité. Jamais deux singes ne se sont assis et se sont dit : « Hé, j’ai une bonne idée. Aujourd’hui, parlons de morale et d’éthique ». Mais trop souvent, on enseigne aux enfants qu’ils ne sont guère autre chose que des « singes nus » — et ces enfants sont suffisamment intelligents pour comprendre exactement ce que cela signifie.
En essayant de convaincre des enfants qu’ils ont évolué à partir d’animaux nous verrons que ces enfants agiront comme ces animaux qu’ils pensent être ! On voit alors des enfants même très jeunes (certains âgés de 10 ou 11 ans) qui ont développé de la rancune ou veulent régler un compte à quelqu’un se mettre alors à pénétrer dans les couloirs d’une école, dans les salles de classe ou la bibliothèque, se mettre à tirer jusqu’à ce qu’ils aient vidé toutes les cartouches d’une arme ou d’un fusil, puis regardent avec joie pendant que les douilles, les enseignants et les camarades de classe tombent morts, à leurs pieds. Plus tard, les parents, les administrateurs et les amis se rassemblent face à ce carnage et se demandent comment une telle chose a pu arriver. Mais pourquoi devrions-nous être choqués ou surpris par un tel drame ? Ces enfants n’ont-ils pas appris que selon les lois de la nature, seuls les plus forts ont le droit d’exister ? Ne leur a-t-on pas fait comprendre que la religion est le signe extérieur d’une faiblesse intérieure, une béquille utilisée par des gens trop faibles et trop lâches pour se créer leur propre destin sans avoir à s’inquiéter des autres ? Pourquoi s’étonner que des enfants puissent en arriver à un tel point de violence ? Après tout, n’ont-ils pas appris que la nature nous apprend à « tuer ou être tué » ?
La vérité est que la seule approche cohérente et logique qui puisse expliquer la moralité est celle qui fonde son origine dans la pensée et la personne de Dieu. Seul le Dieu qui a créé l’univers peut être la source d’une moralité et d’une éthique au sens absolu.
Mais pourquoi en est-il ainsi ?
C’est parce qu’il s’agit d’une moralité est fondée sur la nature immuable du Dieu tout-puissant. Il est éternel (1 Timothée 1 :17), juste et droit (Psaume 89:14), toujours cohérent (Malachie 3:6). Au sens ultime, seul Dieu est bon (Marc 10 :18). De plus, puisqu’il est parfait (Matthieu 5 :48), la moralité qui vient d’un tel Dieu est bonne, immuable, juste et cohérente — exactement l’inverser de l’éthique relativiste, déterministe ou situationnelle du monde.
Lorsqu’on évoque le fait que les êtres humains sont capables de se sentir responsables de leurs mauvaises actions, cela montre qu’il y a effectivement en chaque homme, femme et même enfant, un sens de la responsabilité morale qui vient du fait que Dieu est notre Créateur (Psaume 100:3) et que nous avons été créés à son image spirituelle (Genèse 1:26-27). De même que le potier façonne l’argile comme il le veut (Romains 9:21), de même notre Créateur exerce un droit souverain sur sa création puisqu’il “Tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme.” (Job 12:10). Job lui-même a pu apprendre que Dieu “n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, pour que nous allions ensemble en justice.” (Job 9:32).
Tout ce que Dieu fait, ordonne et approuve est bon (Psaume 119 :39, 68). Ce qu’il a ordonné est bon et découle de ce qu’il est lui-même. Dans l’Ancien Testament, le prophète Michée a déclaré à propos de Dieu : «On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien: ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.» (Michée 6 : 8). Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Pierre écrit : « Mais comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi, soyez saints dans toute votre conduite, car il est écrit : Soyez saints, car je suis saint » (1 Pierre 1:15).
L’éthique fondée sur la personne de Dieu découle de la relation entre l’être humain et son Créateur. Dieu lui-même constitue la norme immuable de la loi morale. Sa nature parfaitement sainte est le fondement sur lequel se construisent la différence entre « bien » et le « mal », entre ce qui est « bon » et ce qui est « mauvais ». La volonté de Dieu est le fondement ultime de toute obligation morale. Pourquoi devons-nous rechercher la sainteté ? Parce que Dieu est saint (1 Pierre 1:16). Pourquoi ne devons-nous pas mentir (Colossiens 3:9) ? Parce que Dieu ne ment pas (Hébreux 6:18). La nature de Dieu est immuable, par conséquent la loi morale, qui reflète sa nature divine, est également immuable.
Bien qu’il y ait eu des moments dans l’histoire de l’humanité où « chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 17:6) cette façon de vivre n’a jamais été en accord avec ce que Dieu veut pour les êtres humains. Dieu ne nous laisse pas décider par nous-mêmes de ce qui est bien ou ce qui est mal. Dieu sait qu’en raison du péché le cœur de l’homme « est tortueux par-dessus tout, et il est méchant. Qui peut le connaître? » (Jérémie 17:9). C’est pourquoi Dieu « a parlé » aux êtres humains (Hébreux 1: à travers la Bible il nous a fait connaître ses lois et ses principes (2 Timothée 3:16-17). Les êtres humains se doivent d’agir d’une manière moralement responsable (Matthieu 19: 9 ; Actes 17:30-31) en s’efforçant de suivre les lois et les principes bibliques.
En fin de compte, chacun d’entre nous devra faire face au « juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres » (Romains 2:5-6). Nous devons donc“renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété.” (Tite 2:12). Un fait est certain : Tout le monde sera confronté aux eaux glacées de la mort. Ferons-nous face à la mort en ayant vécu notre vie dans l’impiété, selon une éthique vacillante, ou serons-nous face à la mort ayant vécu selon la moralité immuable et solide qui a sa source dans la nature de Dieu, notre Créateur ?
Traduction française d’un texte publié par Apologetics Press, Inc. Des exemplaires supplémentaires peuvent être commandés auprès de nos bureaux situés au 230 Landmark Drive, Montgomery, Alabama 36117, États-Unis, au 334-272-8558. Si vous souhaitez que la partie questionnaire de la leçon soit corrigée, veuillez la retourner à l’église ou à la personne qui a fourni la leçon, ou consultez le site web suivant : https://apologeticspress.org/cours-dapologetique-chretienne-traduit-de-langlais-%e2%93%92-apologetics-press/.
ApologeticsPress.org
Questions-Leçon 3
VRAI OU FAUX
Écrire VRAI ou FAUX dans les espaces blancs.
_____________1. Les croyances d’une personne n’influencent pas sa façon d’agir.
_____________2. La moralité est l’habitude de suivre les règles de bonne conduite.
_____________3. La moralité et l’éthique concernent la manière dont nous devrions nous comporter
_____________ 4. Tout le monde s’accorde à dire que certaines choses sont bonnes et d’autres mauvaises.
_____________ 5. Le comportement des animaux se fonde sur un système de moralité et d’éthique.
_____________6. L’idée selon laquelle « la force constitue le droit », ou « le fort écrase le faible » contribue à produire une société harmonieuse.
_____________7. Selon le relativisme tous les systèmes de valeurs morales sont considérés comme le résultat de la culture et de l’environnement.
__________8. Seul le Dieu immuable peut être la source d’une moralité et d’une éthique au sens absolu.
CHOIX MULTIPLE
Entourez la bonne(s) réponse(s).
1. La croyance qui prétend que le but d’une conduite « morale » est d’obtenir le plus grand plaisir possible avec le moins de douleur possible.
(a) Le relativisme
(b) L’hédonisme
(c) Situationnisme
(d) Le christianisme
2. La croyance selon laquelle il n’y a pas de règles ou de principes universels pour fonder une moralité.
(a) Le relativisme
(b) L’hédonisme
(c) Le situationnisme
(d) Le christianisme
3. Chez quels êtres vivants trouve-t-on un sens de moralité ?
(a) Tous les mammifères
(b) Les poissons
(c) Uniquement les êtres humains
(d) Les êtres humains et certains animaux
4. Comment peut-on décrire ce que Dieu approuve ou n’approuve pas ?
(a) Ce qui parfois est mal
(b) Ce qui est presque toujours bien
(c) Ce qui est toujours bien
(d) Ce qui n’est ni bien ni mal
5. Une société bâtie sur l’évolutionnisme pourrait être décrite comme
(a) Merveilleuse
(b) Moralement neutre
(c) Très désagréable
(d) Agréable
CONCEPTS
Placez la bonne lettre dans l’espace prévu pour chaque concept.
____ Dieu est éternel
____ Dieu est saint
____ Dieu est bon
____ Dieu est parfait
____ L’homme fut créé à l’image De Dieu
____ Dieu ne peut pas mentir
____ Il faut renoncer aux convoitises et vivre selon la sagesse et la justice.
____ Dieu rendra à chacun selon ses œuvres.
A. Tite 2.12
B. Romains 2.5,6
C. 1 Timothée 1.17
D. Hébreux 6.18
E. Matthieu 5.48
F. Genèse 1.26,27
G. Marc 10.18
H. 1 Pierre 1:15-16
REMPLIR LES ESPACES
- Ce que nous _________est une force qui aura des effets sur nos ________.
- Tout le monde s’accorde à dire que certaines choses sont _______ et d’autres _________.
- Si ________ explique ce qu’est l’être humain et s’il n’y a pas de _______, alors les gens peuvent faire __________________.
- Lorsqu’on voit ______________ comme un simple échelon dans l’évolution animale, il occupe alors le même statut qu’un __________.
- En essayant de convaincre des enfants qu’ils ont ________ à partir d’animaux nous verrons que ces enfantsagiront comme ces ___________ qu’ils pensent être !
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