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Trois bonnes raisons de croire que la Bible n’a pas été corrompue

NB : Les référence bibliques sont tirées de la version Louis Segond, version revue 2020 par les Éditions du Centre d’Enseignement Biblique, Éditions C. E. B. 4806 Trousdale Dr, Nashville, TN 37220 USA

Nombreux sont ceux qui insistent sur le fait que la Bible a été corrompue au fil du temps, que nous ne savons pas vraiment quels versets appartiennent à la Bible et que les erreurs de traduction sont si nombreuses à tel point que nous n’avons pas le message original. Pourtant, ces allégations ont été confrontées et réfutées à maintes reprises.

Outre l’Ancien Testament (qui a été entièrement vérifié), une myriade de livres a démontré magistralement, au fil des années, l’intégrité du texte du Nouveau Testament, y compris des volumes tels que : Evidences of Christianity (Les Preuves du christianisme) de JW McGarvey, The Text of the New Testament (Le texte du Nouveau Testament)de Kurt et Barbara Aland, The Canon of Scripture (Le Canon des Écritures) de F.F. Bruce, The Text of the New Testament (Le texte du Nouveau Testament) de Bruce Metzger, A Plain Introduction to the Criticism of the New Testament (Une introduction simple à la critique du Nouveau Testament)de FHA Scrivener, Our Bible and the Ancient Manuscripts (Notre Bible et les manuscrits anciens)de Sir Frederic Kenyon, An Introduction to the Textual Criticism of the New Testament (Une introduction à la critique textuelle du Nouveau Testament) de Benjamin Warfield,et bien d’autres.

Ceux qui mettent en doute l’intégrité du texte biblique manifestent soit une ignorance épouvantable et inexcusable des faits établis depuis longtemps, soit un parti pris délibéré. Si le lecteur désire connaître la vérité concernant l’authenticité et l’intégrité de la Bible, les preuves sont disponibles – s’il est prêt à consacrer du temps et des efforts pour évaluer ces preuves et arriver à la bonne conclusion (1 Thessaloniciens 5 : 21 ; 1 Jean 4:1). Avons-nous le message écrit par les auteurs originaux ? En réalité, les livres du Nouveau Testament font partie des textes de l’histoire ancienne les mieux vérifiés. Ces faits discréditent complètement toute remise en question de l’intégrité et de la transmission de la Bible.

Raison n°1 : le texte grec du Nouveau Testament a été authentifié

Nous savons comment se lisent les livres originaux du Nouveau Testament parce que nous disposons de trois catégories de preuves permettant de reconstruire le Nouveau Testament original : les manuscrits grecs, les versions anciennes et les citations des Pères de l’Église. Le nombre actuel de copies manuscrites grecques contenant tout ou partie du Nouveau Testament s’élève désormais à 5 874. Cette quantité de preuves manuscrites du texte du Nouveau Testament est bien supérieure à celle disponible pour n’importe quel ancien auteur classique. Le temps écoulé entre la rédaction des livres originaux du Nouveau Testament et les copies les plus anciennes qui nous soient parvenues est relativement court. Bien qu’il n’y ait pas deux copies manuscrites qui concordent dans tous les détails, le degré d’exactitude atteint par la plupart des scribes était remarquablement élevé. La grande majorité des variantes textuelles concernent cependant des questions mineures qui ne modifient aucun enseignement de base du Nouveau Testament. Aucun aspect de la doctrine chrétienne n’est en jeu. Des solutions adaptées à ces différences sont détectables. Même si ce n’était pas le cas, les preuves manuscrites sont si prolifiques que la lecture originale constitue l’une des options existantes. Même les variantes que certains pourraient considérer comme « doctrinalement significatives » (par exemple Marc 16 :9-20 ; Jean 7 :53-8 :11) concernent des sujets traités ailleurs dans la Bible où la question de l’authenticité/certitude n’est pas remise en question. Nous pouvons donc affirmer sans doute que nous avons les 999/1000èmes du Nouveau Testament en grec original qui soit intact. Le 1/1000ème restant concerne des détails sans importance.

De plus, une multitude de versions anciennes permettent de vérifier davantage la pureté du texte biblique, notamment latin, syriaque, copte, gothique, arménien, géorgien, éthiopien, vieux slave et autres. Les critiques textuels à travers l’histoire ont constamment affirmé la valeur de ces versions anciennes pour la reconstruction du texte du Nouveau Testament. Par exemple, Vaganay observait qu’: « Après les manuscrits grecs du Nouveau Testament, les versions constituent la source la plus précieuse pour écrire l’histoire de ce texte » (1934, p. 28 ; cf. Vogels, 1923, p. 84 – «Les versions sont très précieuses pour établir le texte original de la Bible. »). Tout en reconnaissant certaines limites, les Alands admettaient que : «L’importance des versions est substantielle » (1987, p. 182).

Il en va de même pour la richesse des matériaux textuels disponibles grâce à ceux-là qu’on appelle « les Pères de l’Église », c’est-à-dire les premiers écrivains chrétiens qui citaient, paraphrasaient et faisaient allusion de diverses manières aux passages des Écritures dans leurs lettres, commentaires et correspondances. Cette dernière source d’information est si prolifique que Metzger affirmait: « En effet, ces citations sont si nombreuses que si toutes les autres sources contribuant à notre connaissance du texte du Nouveau Testament étaient détruites, elles suffiraient à elles seules pour reconstruire la quasi-totalité du texte du Nouveau Testament.» (1968, p. 86).

Ces affirmations ont été vérifiées par les plus grands critiques textuels et linguistes des deux derniers siècles. Leurs conclusions n’ont pas été remises en cause et restent aussi valables aujourd’hui qu’à leur formulation initiale. Si l’intégrité du texte de la Bible était pleinement authentifiée à leur époque, elle le demeure aujourd’hui. Considérons les déclarations suivantes de certaines de ces autorités de renommée mondiale.

Vérification scientifique de la pureté du texte du Nouveau Testament

F.F. Bruce (1910-1990) fut un érudit biblique. Professeur de grec à l’Université d’Édimbourg et à l’Université de Leeds, il a également dirigé le département d’histoire et de littérature bibliques à l’Université de Sheffield. Il a reçu un doctorat honorifique en théologie de l’Université d’Aberdeen et a occupé le poste de professeur Rylands de critique et d’exégèse bibliques à l’Université de Manchester. Auteur de plus de 40 ouvrages, il fut également rédacteur en chef de The Evangelical Quarterly et de Palestine Exploration Quarterly.

Bruce affirmait : « Les variantes de lecture sur lesquelles subsiste un doute parmi les critiques textuels du Nouveau Testament n’affectent aucune question matérielle de fait historique ou de foi et de pratique chrétiennes » (1975, p. 19-20, souligné ajouté). Il déclarait également :

« Étant donné l’accumulation inévitable de telles erreurs au fil des siècles, on pourrait penser que les textes originaux des documents du Nouveau Testament ont été corrompus au point d’être irrécupérables. Certains auteurs, en effet, insistent tellement sur cette probabilité que l’on soupçonne parfois qu’ils s’en réjouiraient. Mais ils se trompent. Il n’existe aucun corpus de littérature ancienne au monde qui bénéficie d’une telle richesse de bons témoignages textuels que le Nouveau Testament » (1963, p. 178, souligné ajouté).

Bruce a en outre insisté :

Il y a encore un point important à souligner. Nous avons examiné différents types de textes et comparé leurs mérites en tant que meilleurs représentants du Nouveau Testament original. Cependant, les divergences entre ces types ne sont pas si importantes qu’elles puissent remettre en cause la responsabilité de l’Église d’être témoin et gardienne des Saintes Écritures… Si les variantes sont si nombreuses, c’est parce que les témoins sont également nombreux. Mais tous les témoins, et tous les types qu’ils représentent, s’accordent sur tous les articles de la foi et de la pratique chrétiennes (1963, p. 189, souligné par l’auteur).

Bruce Metzger (1914-2007) était également un spécialiste du grec, du Nouveau Testament et de la critique textuelle du Nouveau Testament, et a été professeur au Princeton Theological Seminary pendant 46 ans. Décrit par l’éminent bibliste Raymond Brown comme « probablement le plus grand spécialiste textuel que l’Amérique ait produit » (cité dans Ehrman et Holmes, 1995, p. xi), Metzger était une autorité reconnue en matière de texte grec du Nouveau Testament. Il a siégé au conseil d’administration de l’American Bible Society, a été la force motrice de la série de textes grecs des United Bible Societies et a été président du comité biblique du NRSV. Il est largement considéré comme l’un des érudits du Nouveau Testament les plus influents du XXème siècle.

Concernant les versions anciennes, Metzger a déclaré :

« …même si nous n’avions pas de manuscrits grecs aujourd’hui, mais en rassemblant les informations provenant de ces traductions datant d’une époque relativement ancienne, nous pourrions réellement reproduire le contenu du Nouveau Testament. En plus de cela, même si nous perdions tous les manuscrits grecs et les premières traductions, nous pourrions encore reproduire le contenu du Nouveau Testament à partir de la multiplicité des citations dans les commentaires, les sermons, les lettres, etc. des premiers pères de l’Église (comme cité dans Strobel, 1998, p. 59).

Brooke Foss Westcott (1825-1901) était un évêque britannique, bibliste et théologien, évêque de Durham et titulaire de la chaire Regius de théologie à Cambridge. Son collègue, Fenton John Anthony Hort (1828-1892), était un théologien irlandais qui était professeur à Cambridge. Ils ont été tous deux les pionniers du texte grec largement reconnu comme The New Testament in the Original Greek en 1881. Ils sont toujours considérés comme des critiques textuels renommés.

Ils affirmèrent sans détour :

En ce qui concerne la grande majorité des paroles du Nouveau Testament… il n’y a aucune variation ou autre motif de doute…. La quantité de ce qu’on peut, en quelque sorte, qualifier de variation substantielle n’est qu’une petite fraction de la variation résiduelle totale, et peut difficilement représenter plus d’un millième de l’ensemble du texte. Étant donné qu’il semble exister une idée exagérée de l’étendue de la corruption textuelle possible dans le Nouveau Testament, nous souhaitons qu’il soit clairement compris dès le départ quelle part du Nouveau Testament n’a pas besoin des travaux d’un critique textuel (1882, pp. 2-3, mis en gras par l’auteur).

Ces érudits hors pair ont également insisté : « En considérant la variété et la plénitude des preuves sur lesquelles il repose, le texte du Nouveau Testament est le seul qui soit absolu et intouchable parmi les écrits en prose ancienne » (p. 278, mis en gras par l’auteur). Ils ajoutent : «Les livres du Nouveau Testament, tels qu’ils nous sont parvenus dans les manuscrits existants, nous parlent assurément, sur tous les points essentiels, dans un langage identique à celui utilisé pour ceux auxquels ils étaient initialement destinés. » (p. 284).

Benjamin Warfield (1851-1921) fut professeur de théologie au séminaire de Princeton de 1887 à 1921. Il est considéré comme le dernier des grands théologiens de Princeton. Dans son livre Introduction to the Textual Criticism of the New Testament, Warfield a noté avec perspicacité ce qui suit:

Telle a été la providence de Dieu, celle de préserver à chaque époque pour son Église un texte des Écritures parfaitement exact, que non seulement le Nouveau Testament est sans égal parmi les écrits anciens dans la pureté de son texte tel qu’il est effectivement transmis et conservé dans son usage, mais aussi dans l’abondance des témoignages qui nous sont parvenus pour fustiger ses défauts relativement peu fréquents…. En d’autres termes, cela veut dire que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmise sans, ou presque aucune variation (1886, pp. 12-13, 14, mis en gras par l’auteur).

Richard Bentley (1662-1742) fut un érudit, critique et théologien anglais, qui occupa le poste de maître du Trinity College à Cambridge. Il fut le premier Anglais à être classé parmi les grands héros de l’érudition classique. Réputé pour sa critique littéraire et textuelle, il est même considéré comme le « fondateur de la philologie historique » et crédité de la création de l’école anglaise d’hellénisme.

Voici ses commentaires sur l’intégrité du texte du Nouveau Testament :

Le véritable texte des écrivains sacrés ne se trouve plus aujourd’hui (puisque les originaux sont perdus depuis si longtemps) dans un seul manuscrit ou édition, mais il est dispersé dans tous. « En effet, cela est parfaitement exact, même dans le pire manuscrit existant aujourd’hui ; et aucun de ces articles de foi ou précepte moral n’est ni perverti ni perdu » (1725, pp. 68-69, mis en gras par l’auteur).

Marvin Vincent (1834-1922) est diplômé de l’Université de Columbia et est devenu professeur d’exégèse et de critique du Nouveau Testament à l’Union Theological Seminary de New York à la fin du XIXe siècle. Il est surtout connu pour son analyse grecque des paroles du Nouveau Testament dans ses Études de mots dans le Nouveau Testament.

Concernant l’intégrité du texte, il a noté ce qui suit :

Le grand nombre de variations ne fournit aucune raison pour laquelle le lecteur fervent du Nouveau Testament doit s‘alarmer. C’est plutôt le résultat naturel du grand nombre de sources documentaires. Une très petite proportion des variations affecte matériellement le sens, une proportion beaucoup plus petite est réellement importante, et aucune variation n’affecte un article de foi ou un précepte moral (1899, p. 7, mis en gras par l’auteur).

Sir Frederic George Kenyon (1863-1952) fut un éminent paléographe britannique, hautement respecté, spécialiste de la Bible et des classiques, qui occupa plusieurs postes au British Museum. Il fut président de la British Academy de 1917 à 1921 et président de la British School of Archaeology à Jérusalem. Il consacra toute sa vie à l’étude de la Bible en tant que texte historique.

Dans son ouvrage magistral Our Bible and the Ancient Manuscripts, Kenyon affirmait :

« Un mot d’avertissement doit être souligné en conclusion. Aucune doctrine fondamentale de la foi chrétienne ne repose sur une lecture contestée. Les constantes références aux erreurs et divergences de lecture pourraient susciter le doute quant au fond, ainsi qu’à la forme, de la Bible. On ne saurait trop affirmer que, quant au fond, le texte biblique est certain. Cela est particulièrement vrai pour le Nouveau Testament. Le nombre de manuscrits du Nouveau Testament, de traductions anciennes et de citations dans les plus anciens écrivains de l’Église est si considérable qu’il est pratiquement certain que la véritable lecture de tout passage douteux est préservée dans l’un ou l’autre de ces anciens témoignages. On ne peut en dire autant d’aucun autre livre antique au monde. » (1895, pp. 10-11, mis en gras par l’auteur).

Dans son ouvrage monumental The Bible and Archaeology, Kenyon a ajouté :

L’intervalle entre la date de composition originale et la date du plus ancien témoignage existant devient donc si court qu’il est en réalité négligeable, et le dernier fondement de tout doute sur la transmission fidèle des Écritures est désormais écarté. L’authenticité et l’intégrité générale des livres du Nouveau Testament peuvent ainsi être considérées comme définitivement établies (1940, pp. 288-289, mis en gras par l’auteur).

En effet, « le chrétien peut prendre la Bible entière en main et dire avec assurance qu’il y détient la vraie Parole de Dieu, fidèlement transmise de génération en génération à travers les siècles » (1895, pp. 10-11).

Samuel Davidson (1806-1898) était un bibliste irlandais, il fut professeur de critique biblique au Royal College de Belfast et professeur de critique biblique au Lancashire Independent College de Manchester. Il est l’auteur de nombreux livres sur le texte de la Bible.

Faisant référence au travail de critique textuelle, Davidson concluait :

L’effet a été d’établir l’authenticité du texte du Nouveau Testament dans tous les détails importants. Il n’a suscité aucune nouvelle doctrine; et il a maintenu tous les faits historiques dans leur obscurité. Toutes les doctrines et tous les devoirs du christianisme restent donc inchangés.… Dans les archives d’inspiration, il n’y a aucune corruption matérielle…. Durant plusieurs siècles, le texte de l’Écriture a été préservé avec le plus grand soin possible…. Forts des fruits de la critique, nous pouvons très bien dire que les Écritures demeurent essentiellement les mêmes que lorsqu’elles provenaient des écrivains eux-mêmes (1853, 2 : 147, mis en gras par l’auteur).

Frederick HA Scrivener (1813-1891) était un éminent et important critique textuel du Nouveau Testament du XIXe  siècle. Diplômé du Trinity College de Cambridge, il a enseigné les classiques dans plusieurs écoles du sud de l’Angleterre. Son expertise en matière de critique textuelle est évidente dans la mesure où il a été membre du Comité de révision du Nouveau Testament en anglais (version révisée), a édité le Codex Bezae Cantabrigiensis et plusieurs éditions du Nouveau Testament grec, il a rassemblé le Codex Sinaiticus avec le Textus Receptus., et fut le premier à distinguer le Textus Receptus du texte byzantin.

Dans son ouvrage “A Plain Introduction to the Criticism of the New Testament”, Scrivener admettait :

“Une grande vérité est universellement reconnue : la quasi-totale absence de toute suspicion de corruption volontaire dans la Sainte Écriture ; l’identité absolue du témoignage de chaque copie connue en ce qui concerne la doctrine, l’esprit et le sens général de chaque argument et de chaque récit à travers tout le volume de l’Inspiration. […] Ainsi la Providence divine a préservé des atteintes le trésor de sa Parole écrite, autant qu’il est nécessaire pour la tranquille assurance de son Église et de son peuple.” (1861, pp. 6-7, mis en gras par l’auteur).

JW McGarvey (1829-1911) était pasteur, auteur, éducateur et bibliste. Il a enseigné pendant 46 ans au College of the Bible de Lexington, Kentucky, dont il a été président de 1895 à 1911. Il résuma l’essentiel en ces termes : «Toute l’autorité et la valeur que possédaient ces livres lorsqu’ils furent écrits pour la première fois leur appartiennent toujours » (1974)., p.17).

Elias Boudinot (1740-1821) était l’un des principaux pères fondateurs de l’Amérique. Il a siégé au Congrès continental (1778-1779, 1781-1784), dont il a été le président de 1782 en 1783, et fonda l’American Bible Society. Dans sa réfutation du livre Age of Reason de Thomas Paine, Boudinot expliqua : « Les faits sur lesquels repose la religion chrétienne sont étayés par des preuves plus solides que tout autre fait d’une époque aussi reculée, et les livres qui nous les transmettent peuvent être démontrés comme incorruptibles et authentiques avec une plus grande force que tout autre écrit d’une antiquité comparable » (1801, p. 239, italiques ajoutés). Cette vision de la pureté du texte du Nouveau Testament partagée par ce Père Fondateur était celle de la grande majorité des Fondateurs.

Avec toute la bienveillance possible, ces éminents savants, hautement qualifiés et sans égaux dans le domaine de la critique textuelle, sont bien plus compétents et précis dans leur évaluation de la crédibilité, de l’intégrité et de l’authenticité du texte biblique que n’importe quel prétendu érudit ou sceptique vivant aujourd’hui.

En vérité, Dieu savait que les autographes originaux ne survivraient pas et que Sa Parole devrait être transmise à travers les siècles par des copies. Le processus de transmission est suffisamment souple pour que la Parole de Dieu soit convenablement transmise par des copistes imparfaits et non inspirés. En effet, le texte original du Nouveau Testament a été authentifié de manière complète et suffisante.

Raison n°2 : le processus de traduction fonctionne

Dieu savait que la grande majorité de la race humaine ne pouvait apprendre le grec ou l’hébreu. Il savait que Sa Parole devrait être lue dans la langue du peuple après avoir été traduite. Le processus de traduction est suffisamment flexible pour que la Parole de Dieu soit transmise de manière adéquate par des traducteurs sans inspiration et imparfaits. Bien que certaines traductions en français puissent chercher à promouvoir un agenda théologique, en général, la plupart des traductions ne divergent pas sur l’essentiel. La plupart des versions anglaises transmettent ces éléments essentiels : (1) ce qu’il faut faire pour être sauvé et (2) ce qu’il faut faire pour rester sauvé. Aussi imparfaites que puissent être les traductions, la plupart transmettent toujours ces informations de base. Ce fait est vérifié par le fait que Jésus et ses apôtres ont utilisé la Septante, cette traduction grecque du texte hébreu en vogue dans la Palestine du premier siècle. Certains pensent que cette traduction a été réalisée par 72 érudits juifs invités à Alexandrie, en Égypte, environ deux siècles et demie avant Jésus-Christ. Bien que considérées par les érudits comme une traduction imparfaite de l’hébreu, la plupart des citations directes de l’Ancien Testament dans le Nouveau Testament sont cependant tirées de la Septante. Par conséquent, la Bible donne implicitement l’approbation divine à l’utilisation de traductions imparfaites faites par l’homme, ce qui implique en outre que la Parole de Dieu a été transmise de manière adéquate à travers les siècles grâce à la traduction.

De nombreux livres ont été publiés au fil des années et traitent des principes de la traduction de la Bible (par exemple, Nida, 1964 ; Beekman et Callow, 1974 ; Ryken, 2009 ; Grant, 1961 ; et al.). Toutes les langues humaines partagent en commun une variété de caractéristiques linguistiques qui peuvent être utilisées de manière appropriée pour transmettre les significations de Dieu. Les Nations Unies constituent un témoignage incontestable du fait que le sens peut être transmis d’une langue à une autre. En effet, les messages du monde entier sont chaque jour traduits efficacement dans différentes langues. De même, les significations des mots, de la grammaire et de la syntaxe des langues bibliques (parentes) que sont l’hébreu, l’araméen et le grec ont été largement transférées aux traductions anglaises de la Bible. Même lorsque les traductions anglaises diffèrent les unes des autres sur un passage donné, une étude plus approfondie permettra à l’étudiant de la Bible de déterminer le(s) sens voulu(s). Comme pour la transmission du texte grec, le processus de traduction offre à l’individu des possibilités lorsqu’il est possible d’utiliser plusieurs sens. En fin de compte, on peut affirmer avec assurance que le message de Dieu a été convenablement transféré des langues bibliques originales vers l’anglais.

Raison n°3 : L’histoire de la traduction anglaise démontre sa préservation.

Toutes les langues sont en constante évolution. De nouvelles traductions sont donc inévitables et nécessaires. Cependant, même si le texte grec a été vérifié, et même si nous savons que la traduction peut être effectuée avec précision, comment savons-nous que nous disposons aujourd’hui de la Parole de Dieu puisque la traduction a été effectuée par de nombreuses personnes différentes sur plusieurs siècles ? La réponse est simple : c’est parce que l’histoire de la traduction anglaise a été retracée et vérifiée. Nous savons que les textes hébreux et grecs ont été très tôt traduits en latin et ont finalement commencé à être transférés dans la langue anglaise au XIVème siècle. Le panthéon des grands traducteurs de la Bible dans le monde anglophone atteste de la réussite de ce transfert de la Parole de Dieu jusqu’à nos jours : John Wycliffe, William Tyndale, Miles Coverdale, John Rogers (la Bible de Matthieu), Richard Taverner, la Grande Bible, la Bible de Genève, Matthew Parker (la Bible de l’évêque), la Bible Louis Segond (1611), la version anglaise révisée (ERV—1888) et son homologue américaine, l’American Standard Version (ASV—1901), ainsi que la multitude de versions anglaises parues au XXème  et actuellement au XXIème siècle (cf. Lewis, 1991). Nous savons que la Bible n’a pas été corrompue parce que nous disposons de traductions anglaises générées au fil des siècles qui nous permettent d’examiner et de vérifier le texte de la Bible. Par coïncidence, même si nous ne connaissions pas l’histoire de la traduction anglaise, nous pouvons prendre le texte grec authentifié et en faire une toute nouvelle traduction en anglais.

Conclusion

Les preuves sont disponibles et irréfutables. Les copies de la Bible actuellement en circulation ne diffèrent pas significativement de l’original. Ceux qui rejettent l’autorité divine de la Bible doivent le faire pour des raisons autres que leur capacité à connaître ce que Dieu voulait communiquer à l’humanité.

Tous les êtres humains peuvent connaître la vérité et être sauvés. Tous peuvent savoir que Dieu existe et que la Bible est Sa Parole. Tous peuvent savoir que le christianisme est la seule vraie religion et que tous doivent obéir à l’Évangile du Christ pour être pardonnés de leurs péchés et sauvés. Tous peuvent savoir que nous devons vivre la vie chrétienne, en adorant Dieu correctement et en Lui étant fidèles dans notre vie quotidienne.

Références bibliographiques

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Publié le 1er août 2015


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