Le Chaînon Manquant… Toujours Introuvable
Vous vous souvenez peut-être de la sensation médiatique de 2009 autour de la découverte d’un prétendu « chaînon manquant », un squelette fossile surnommé « Ida » (Franzen, et al., 2009). Les médias ont osé affirmer sans réserve : « Les scientifiques ont découvert un ancêtre humain âgé de 47 millions d’années » (Public Library of Science, 2009). Ida a été ajoutée à la liste des prétendus chaînons manquants entre l’homme et son supposé ancêtre lointain primate, une liste qui s’est avérée, au fil du temps, être une série d’erreurs, bien que nombreux soient ceux qui semblent ignorer cette réalité. ScienceDaily a sans vergogne qualifié Ida d’« espèce de transition », comme si l’affaire était close et la vérité définitivement établie (2009). En 2009, Jorn Hurum, célèbre paléontologue norvégien du Musée d’histoire naturelle d’Oslo et co-découvreur d’Ida, déclarait : « C’est le premier lien avec tous les humains… véritablement un fossile qui relie le patrimoine mondial » (Public Library of Science, 2009). Philip Gingerich du Musée de paléontologie de l’Université du Michigan et co-découvreur d’Ida, déclarait : « C’est vraiment une sorte de pierre de Rosette » (Public Library of Science, 2009). Des affirmations plutôt grandioses, certes, mais guère inhabituelles chez les paléontologues évolutionnistes d’aujourd’hui, qui ont tendance à affirmer rapidement avoir trouvé des évidences de la théorie de l’évolution sans preuves suffisantes. Selon ScienceDaily, Ida manquait « deux caractéristiques anatomiques clés des lémuriens : une griffe de toilettage sur le deuxième doigt du pied et une rangée de dents fusionnées au milieu de la mâchoire inférieure appelée peigne dentaire » (2009). Au lieu de cela, on prétendait que l’astragale d’Ida la reliait aux humains, car « il a la même forme que chez les humains d’aujourd’hui » (Public Library of Science, 2009). L’article de ScienceDaily de 2009 se terminait par une citation audacieuse du présentateur et naturaliste Sir David Attenborough : « Cette petite créature va nous montrer notre lien avec tous les autres mammifères. Le chaînon manquant, comme on disait jusqu’à présent… n’est plus manquant » (2009).
Les médias et la communauté paléontologique, inondée d’évolutionnistes, sont notoirement rapides à faire des déclarations grandioses sur les découvertes fossiles lorsqu’elles semblent potentiellement soutenir l’idée de l’évolution humaine. Comme cela s’est avéré être le cas à maintes reprises, des recherches scientifiques plus poussées entraînent souvent des rétractations de la part de la communauté paléontologique concernant leurs conclusions initiales sur les découvertes fossiles – et ce cas ne fait pas exception. Cependant, au moment où les rétractations appropriées sont faites et que les premiers proclamateurs de l’erreur prennent la fuite, la queue entre les jambes, jetant généralement les chercheurs sous le bus pour se sauver eux-mêmes, le mal est déjà fait. De nouveaux noms d’espèces latins ont déjà été désignés et imprimés, des gens sont devenus célèbres et les manuels scolaires ont repris les prétendues preuves à l’appui de l’évolution et les ont imprimées. Peu de gens entendent le petit aveu de « oups » venant du coin. Les médias ne veulent pas l’annoncer trop fort, car ils sont souvent coupables d’avoir propagé l’erreur, et beaucoup dans la communauté évolutionniste ne veulent pas l’annoncer trop fort par peur d’une mauvaise publicité pour la fausse théorie de l’évolution. Les proclamations les plus fortes de vérité sont laissées aux concurrents des paléontologues (c’est-à-dire d’autres paléontologues), qui sont eux-mêmes souvent biaisés d’une manière ou d’une autre. Et, bien sûr, il y a les créationnistes qui crient dans les rues à qui veut l’entendre : « Les preuves soutiennent toujours le modèle créationniste. La vérité n’a pas besoin de rétractations ! » Ida, un prétendu chaînon manquant
En novembre 2010, les anthropologues évolutionnistes Blythe Williams et Richard Kay de l’Université Duke, Chris Kirk, professeur associé d’anthropologie à l’Université du Texas à Austin, et le biologiste évolutionniste Callum Ross de l’Université de Chicago, ont annoncé les résultats de leurs propres recherches sur Ida et ont répondu aux travaux de Franzen et al. Leurs conclusions ? Ida n’est pas un chaînon manquant comme cela avait été prétendu. Qu’était Ida ? Selon ces nouvelles recherches, Ida était en réalité un ancêtre des lémuriens et des loris modernes. Les auteurs soulignent que les recherches de Franzen et al. « ignorent deux décennies de recherches publiées montrant que des fossiles similaires [c’est-à-dire, au fossile Ida – JM] sont en réalité des strepsirrhines, le groupe de primates qui comprend les lémuriens et les loris », selon ScienceDaily, en contradiction directe avec l’idée maîtresse de leur article publié un an plus tôt (Public Library of Science, 2010). Chris Kirk a déclaré sans équivoque : « De nombreuses preuves indiquent que Darwinius [c’est-à-dire, Ida – JM] n’a rien à voir avec l’évolution humaine » (Public Library of Science, 2010). ScienceDaily, s’éloignant ouvertement des conclusions de Franzen et al., malgré leur soutien clair aux conclusions de l’équipe un an plus tôt, note concernant leurs travaux : « Les anthropologues étaient immédiatement sceptiques quant aux conclusions et ont commencé à écrire les réponses qui sont publiées ce mois-ci » (2010). Williams et al. affirment qu’Ida ne possède pas les caractéristiques anatomiques clés qui prouveraient qu’elle est un proche parent des haplorhines (c’est-à-dire les singes, les humains et les tarsiers), comme « une oreille moyenne à deux chambres et une plaque osseuse qui protège les yeux des muscles masticateurs » (Public Library of Science, 2010). Kirk a déclaré : « Il n’y a aucune preuve que Darwinius partageait ces caractéristiques avec les haplorhines vivants. Et si vous ne pouvez même pas démontrer cela, vous pouvez oublier que Darwinius est un proche parent des humains ou d’autres anthropoïdes » (Public Library of Science, 2010).
Il n’existe aucune preuve solide et corroborée à l’appui de la théorie de l’évolution. Même les évolutionnistes eux-mêmes ne parviennent pas à s’accorder sur l’une ou l’autre des preuves proposées. Pourquoi ? Parce que toutes les prétendues preuves sont une question d’interprétation. La clé de la recherche scientifique est de déterminer une interprétation des faits qui s’harmonise avec toutes les preuves scientifiques. Lorsqu’une théorie s’avère à maintes reprises en contradiction avec les preuves, la réponse scientifique impartiale devrait être d’abandonner la théorie et de trouver un modèle conforme aux preuves. Le modèle créationniste est en accord avec toutes les preuves scientifiques. Pourquoi le rejeter au profit d’une théorie défaillante ? Si vous pensez que la majorité de la communauté scientifique va prêter attention à ce dernier mémo jetant un doute supplémentaire sur la véracité des techniques d’interprétation évolutionniste, je vous conseille vivement de ne pas retenir votre souffle en attendant. [Remarque : Pour plus de discussion sur le fossile Ida, voir Butt, 2009 ; Lyons, 2009 ; et Lyons et Butt (2009)]
Références bibliographiques
Butt, Kyle (2009), “Following Up On a Messy, and Still Missing, Link,”Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/apcontent.aspx?category=9&article=2729
Lyons, Eric (2009), “Ida, One More Time,” Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/apcontent.aspx?category=9&article=2726
Lyons, Eric and Kyle Butt (2009), “Ida—A Missing Link?” Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/apcontent.aspx?category=9&article=347
Franzen, Jens L., Philip D. Gingerich, Jorg Habersetzer, Jorn H. Hurum, Wighart von Koenigswald, B. Holly Smith (2009), “Complete Primate Skeleton from the Middle Eocene of Messel in Germany: Morphology and Paleobiology,” PLoS ONE, 4[5]:e5723, doi:10.1371/journal.pone.0005723
Public Library of Science (2009), “Common Ancestor of Humans, Modern Primates? ‘Extraordinary’ Fossil Is 47 Million Years Old,” ScienceDaily, May 19, http://www.sciencedaily.com/releases/2009/05/090519104643.htm.
Public Library of Science (2010), “‘Missing Link’ Fossil Was Not Human Ancestor as Claimed, Anthropologists Say,” ScienceDaily, March 2, http://www.sciencedaily.com/releases/2010/03/100302131719.htm.
Williams, Blythe A., Richard F. Kay, E. Christopher Kirk, and Callum F. Ross (2010), “Darwinius Masillae Is a Strepsirrhine—A Reply to Franzen et al. (2009),” Journal of Human Evolution, 29[5]:567-573, November.
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