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La Bible : Un Message Fidèlement Transmis ?

 [Note de l’éditeur : Cet article est extrait de l’appendice 1 du livre de l’auteur, Le Coran Dévoilé.]

Résumé de l’article Bien que les livres de la Bible aient été écrits il y a des millénaires, de nombreuses preuves attestent de leur transmission fidèle à travers les siècles. Malgré les affirmations contraires des musulmans et d’autres, le lecteur moderne peut être assuré que la Bible a été préservée de toute erreur significative et continue de remplir le dessein que Dieu lui a assigné.

La science de la critique textuelle s’est révélée inestimable pour déterminer le texte original du Nouveau Testament. Cette discipline vise à établir la forme authentique d’une œuvre littéraire telle qu’elle a été initialement composée et rédigée par son auteur1. Le fait que les autographes originaux n’existent plus2, et que seules des copies de copies de ces documents originaux aient survécu, a amené certains à conclure, à tort, qu’il est impossible de déterminer le texte original du Nouveau Testament. Par exemple, les mormons tentent souvent d’établir la supériorité du Livre de Mormon sur la Bible en affirmant que cette dernière a été corrompue au fil des siècles lors des traductions (une accusation partagée par l’islam dans sa tentative d’expliquer les contradictions apparentes entre la Bible et le Coran). Cependant, une exploration du monde fascinant de la critique textuelle dissipe cette conclusion hâtive et mal informée.

La tâche des critiques textuels, qui étudient les manuscrits existants attestant du texte du Nouveau Testament, consiste à examiner les variantes textuelles (c’est-à-dire les différences de lecture entre les manuscrits concernant un mot, un verset ou des versets) afin de reconstituer le texte original. Quelles conclusions cette discipline a-t-elle tirées quant à l’intégrité et l’authenticité de la Bible ?

L’Ancien Testament est-il toujours fiable ?3

Si des erreurs de copie se sont glissées dans les manuscrits actuels de l’Ancien Testament, beaucoup se demandent comment nous pouvons être certains que le texte de la Bible a été transmis fidèlement à travers les siècles. N’est-il pas possible qu’il ait été tellement corrompu que sa forme actuelle diffère radicalement de la source originale ?

La précision du texte de l’Ancien Testament a été démontrée de manière éclatante par la découverte des manuscrits de la mer Morte. Avant 1947, les plus anciens manuscrits hébreux de longueur significative ne dataient pas d’avant le IXe siècle après Jésus-Christ. Cependant, la découverte des manuscrits de la mer Morte, contenant des portions de tous les livres de l’Ancien Testament sauf Esther, a repoussé l’histoire du texte de l’Ancien Testament d’environ 1000 ans. Ces copies ont été produites entre 200 avant J.-C. et 100 après J.-C. Un rouleau trouvé dans les grottes de Qumran revêtait une importance particulière : il s’agissait d’un rouleau du livre d’Esaïe, auquel il manquait seulement quelques mots. Ce qui était étonnant avec ce rouleau, c’est qu’en le comparant au texte d’Esaïe produit 900 ans plus tard, les deux correspondaient presque mot pour mot, avec seulement quelques petites variations. En commentant cette lecture comparative des deux textes, A.W. Adams a observé :

« L’accord étroit du second rouleau d’Esaïe de la mer Morte avec les manuscrits des IXe et Xe siècles montre combien la tradition textuelle qu’ils représentent a été soigneusement préservée […] Nous pouvons donc être certains que le texte de notre Ancien Testament a été transmis sans changement sérieux depuis le début de l’ère chrétienne et même avant. »4

De manière étonnante, la comparaison des textes hébreux standards avec ceux des manuscrits de la mer Morte révèle une quasi-identité entre les deux. Les variations (environ 5 %) se limitent à de petites erreurs d’orthographe et à des fautes mineures de copie. Ainsi, comme le souligne René Paché : « Puisqu’il est démontré que le texte de l’Ancien Testament a été transmis avec précision au cours des 2 000 dernières années, on peut raisonnablement supposer qu’il l’a été dès le début. »5

Même au sein des différents passages des Écritures, de nombreuses références à des copies de la Parole écrite de Dieu peuvent être trouvées. Un exemplaire du « livre de la loi » fut découvert dans le Temple à l’époque du roi Josias (vers 621 av. J.-C.), démontrant ainsi que les écrits de Moïse avaient été préservés sur une période de près de 1 000 ans (2 Rois 22). D’autres passages de l’Ancien Testament évoquent le maintien des Saintes Écritures au fil des ans (Jérémie 36 ; Esdras 7:14 ; Néhémie 8:1-18).

Durant son ministère, Jésus lut un rouleau d’Esaïe dans la synagogue de Nazareth et l’appela « Écriture » (Luc 4:16-21) – un terme technique employé dans la Bible pour désigner un écrit divin. Jésus confirma la vérité selon laquelle les Écritures de l’Ancien Testament avaient été fidèlement préservées. Même s’il lisait dans une copie d’Esaïe, il considérait toujours cela comme la Parole de Dieu. Par conséquent, l’Écriture avait été fidèlement préservée sous forme écrite. De plus, bien que Jésus ait condamné les scribes de son temps pour leurs nombreux péchés, il n’a jamais laissé entendre qu’ils avaient été infidèles dans leur travail de scribe. En réalité, Jésus approuva non seulement les copies, mais même les traductions (comme la Septante) de l’Ancien Testament en les lisant et en les citant.

L’un des plus grands spécialistes du texte de l’Ancien Testament était le Dr Robert Dick Wilson. Maître de plus de 35 langues, Wilson compara soigneusement le texte de l’Ancien Testament avec des inscriptions sur des monuments anciens. À la suite de ses recherches, il déclara : « Nous sommes scientifiquement certains de posséder essentiellement le même texte que celui qui était en possession du Christ et des apôtres et, autant que quiconque le sache, le même que celui écrit par les auteurs originaux des documents de l’Ancien Testament. »6

Le Nouveau Testament est-il toujours fiable ?

On peut affirmer sans hésitation que la préservation intacte du Nouveau Testament est solidement établie. Les spécialistes du texte biblique disposent d’un nombre de manuscrits considérablement plus important pour le Nouveau Testament que pour n’importe quel autre auteur classique de l’Antiquité7. En 2018, on comptait déjà 5 8748 manuscrits grecs, complets ou fragmentaires, du Nouveau Testament. Ce chiffre ne tient pas compte des autres sources comme les innombrables citations des Pères de l’Église et les anciennes traductions.

Les meilleurs manuscrits datent d’environ 350 après Jésus-Christ. Parmi les plus importants, citons le Codex Vaticanus, trésor de la Bibliothèque du Vatican, et le Codex Sinaïtique, acheté par la Grande-Bretagne à l’Union Soviétique en 19339. De plus, les papyrus Chester Beatty, rendus publics en 1931, contiennent onze codex dont trois comportent la majeure partie du Nouveau Testament, notamment les Évangiles. Deux de ces codex remontent à la première moitié du IIIe siècle, le troisième à la seconde moitié du même siècle10. La Bibliothèque John Rylands possède des documents encore plus anciens : un papyrus contenant des fragments de Jean 18 date de l’époque de l’empereur Hadrien, qui régna de 117 à 13811 après Jésus-Christ.

Les écrits des Pères apostoliques, qui vécurent entre 100 et 550 après Jésus-Christ et citèrent souvent le Nouveau Testament, apportent un autre soutien à son exactitude12. Irénée, Clément d’Alexandrie, Tertullien, Tatien, Clément de Rome et Ignace (qui écrivirent avant la fin du IIe siècle) citèrent tous un ou plusieurs Évangiles13. Les anciennes versions du Nouveau Testament dans différentes langues, comme la vieille latine et la vieille syriaque datant du milieu du IIe siècle, constituent un autre témoignage de son authenticité14.

En réalité, le Nouveau Testament bénéficie d’une documentation historique bien plus riche que tout autre ouvrage connu. Comparé aux plus de 5 700 manuscrits grecs du Nouveau Testament, on ne compte que 643 copies de l’Iliade d’Homère, pourtant le livre le plus célèbre de la Grèce antique. Personne ne doute du texte des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César, mais nous n’en possédons que dix copies, la plus ancienne datant de mille ans après sa rédaction. Il n’existe que deux manuscrits des Histoires et des Annales de Tacite, l’un du IXe siècle, l’autre du XIe. L’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide repose sur seulement huit manuscrits, le plus ancien datant d’environ 900 après Jésus-Christ, avec quelques fragments de papyrus du début de l’ère chrétienne. L’Histoire d’Hérodote se trouve dans une situation similaire. Pourtant, aucun spécialiste des textes classiques ne remettrait en question l’authenticité d’Hérodote ou de Thucydide sous prétexte que les manuscrits les plus anciens utilisables datent de plus de 1 300 ans après les originaux15.

Ainsi, comme l’a déclaré Bruce, « il est curieux de constater que les historiens ont souvent accordé une confiance bien plus grande aux récits du Nouveau Testament que de nombreux théologiens »16. Dès 1968, Bruce Metzger, éminent professeur de langue et littérature néotestamentaires à Princeton, affirmait : « La quantité de preuves textuelles pour le Nouveau Testament […] est tellement supérieure à celle disponible pour tout auteur classique antique que la nécessité de recourir à des corrections est réduite au minimum »17. Avoir une telle abondance de copies du Nouveau Testament dans les soixante-dix années suivant leur rédaction est tout simplement stupéfiant18.

En réalité, le travail du critique textuel a, en un sens, été superflu. La majorité écrasante des variantes textuelles concernent des détails mineurs sans impact sur la doctrine du salut. Même les variantes potentiellement significatives sur le plan doctrinal sont traitées ailleurs dans la Bible où l’authenticité et l’originalité ne sont pas en question. Aucun élément de la doctrine chrétienne n’est en jeu. Comme l’a souligné Ewert : « Les variantes de lecture dans nos manuscrits n’affectent aucun enseignement fondamental du Nouveau Testament. »19 Le spécialiste de l’Ancien Testament Gleason Archer partage cet avis :

« En effet, les meilleurs spécialistes de la critique textuelle reconnaissent depuis longtemps que si l’on remplaçait, dans le texte standard, n’importe quelle variante correctement attestée figurant en bas de page, cela n’entraînerait jamais une altération significative de la doctrine ou du message. »20

Néanmoins, les critiques textuels ont réussi à démontrer que les Nouveaux Testaments actuellement en circulation ne diffèrent pas sensiblement des autographes originaux. En prenant en compte toutes les preuves textuelles, la grande majorité des lectures discordantes ont été résolues.21 On acquiert la ferme conviction de posséder le Nouveau Testament tel que Dieu l’a voulu.

Les plus grands critiques textuels mondiaux ont confirmé cette conclusion. Sir Frederic Kenyon, directeur et bibliothécaire en chef de longue date au British Museum, dont l’érudition et l’expertise en matière de critique textuelle étaient inégalées, a déclaré : « L’authenticité et l’intégrité générale des livres du Nouveau Testament peuvent être considérées comme définitivement établies. »22 Feu F.F. Bruce, professeur Rylands de critique biblique à l’Université de Manchester, en Angleterre, a fait remarquer : « Les variantes de lecture sur lesquelles subsistent des doutes parmi les critiques textuels du Nouveau Testament n’affectent aucune question matérielle de fait historique ou de foi et de pratique chrétiennes. »23 J.W. McGarvey, déclaré « le plus grand érudit biblique de la terre » par le London Times,24 a ajouté : « Toute l’autorité et la valeur que possédaient ces livres lorsqu’ils furent écrits pour la première fois leur appartiennent toujours. »25 Et les éminents critiques textuels Westcott et Hort ont mis les choses en perspective en disant :  

« Étant donné que la critique textuelle a pour objet les différentes lectures et pour but la discrimination entre les lectures authentiques et les corruptions, les discussions sur la critique textuelle obscurcissent presque inévitablement le fait simple que les variations ne sont que des incidents secondaires d’un texte fondamentalement unique et identique. Dans le Nouveau Testament en particulier, il est difficile d’échapper à une impression exagérée de la proportion que les mots sujets à variation représentent par rapport au texte entier, ainsi que, dans la plupart des cas, de leur importance intrinsèque. Il n’est donc pas superflu de déclarer explicitement que la grande majorité des mots du Nouveau Testament se distinguent de tous les processus discriminatoires de la critique, car ils sont exempts de variation et n’ont besoin que d’être transcrits. »26

Écrivant il y a plus d’un siècle, à la fin du XIXe siècle, et constatant l’expérience acquise en deux siècles d’investigation et de discussion, ces chercheurs ont conclu : « Selon nous, les mots encore sujets à doute ne peuvent guère représenter plus d’un millième de la totalité du Nouveau Testament. »27 Cela signifie que 999/1000 du texte du Nouveau Testament sont identiques aujourd’hui à ce qu’ils étaient à la sortie de la plume des écrivains inspirés. La minuscule partie qui reste incertaine (1/1000) consiste en des détails insignifiants qui n’ont aucun effet matériel sur les questions de foi ou de doctrine. J.I. Packer, professeur de théologie au Regent College de Vancouver, en Colombie-Britannique, a résumé les faits : « La foi en l’adéquation du texte est confirmée, autant que possible, par le verdict unanime des spécialistes du texte selon lequel le texte biblique est excellemment préservé, et aucun point de doctrine ne dépend de l’un des rares cas où la vraie lecture reste douteuse. »28 En effet, toujours selon les mots du spécialiste du texte F.F. Bruce : « Par la ‘singulière sollicitude et providence’ de Dieu, le texte biblique nous est parvenu dans une pureté telle que même l’édition la plus non critique de l’hébreu ou du grec… ne peut pas obscurcir efficacement le véritable message de la Bible, ni neutraliser son pouvoir salvifique. »29 Par conséquent, l’accusation portée par les musulmans (et les mormons), selon laquelle la Bible aurait été corrompue lors de sa transmission, est totalement fausse.

Le Coran Comparé

Quiconque a pris le temps d’examiner les manuscrits disponibles pour déterminer l’état original de la Bible sait que nous possédons la Bible dans une forme très proche de son original, une affirmation qui n’a pas été établie pour le Coran. L’attention portée à la détermination de l’état original du texte coranique pâlit en comparaison de celle accordée à la Bible en général, et au Nouveau Testament en particulier. Comme l’a observé John Gilchrist :

« Il n’existe aucune traduction du Coran comparable aux traductions de la Bible telles que la Revised Standard Version ou la New American Standard Version. Celles-ci ont été réalisées par des comités de spécialistes et le résultat est une restitution remarquablement cohérente et précise de l’original. Chaque traduction connue du Coran est l’œuvre d’un individu et, à des degrés divers, la valeur du produit final est affectée par les convictions et interprétations personnelles de l’auteur.»30

Bien sûr, des affirmations non étayées sont faites concernant la transmission du Coran : « Tous les musulmans s’accordent à dire que le Coran est la révélation littérale de Dieu. Ils s’accordent également sur son texte et son contenu ; c’est-à-dire qu’aucune variante textuelle n’est trouvée parmi aucune des écoles. »31 Le fait que les musulmans prétendent à l’unanimité d’opinion concernant la pureté du texte coranique ne prouve pas que le Coran ait été exempt de cette caractéristique particulière de variation textuelle à laquelle tous les documents historiques sont soumis.

Ironiquement, le Coran lui-même offre un soutien implicite et explicite à l’intégrité du texte biblique – du moins dans son état au moment de l’émergence du Coran au début du VIIe siècle :

« Croyez en ce que Je révèle, confirmant ce que vous possédez déjà (de l’Écriture), et ne soyez pas les premiers à y mécroire, et ne cédez pas Mes révélations pour un prix dérisoire, et craignez-Moi. Ne confondez pas la vérité avec le mensonge, et ne dissimulez pas sciemment la vérité […] Ordonnez-vous la justice aux hommes tout en oubliant (de la pratiquer) vous-mêmes ? Et vous êtes lecteurs de l’Écriture ! N’avez-vous donc pas de sens ? […] Ô Enfants d’Israël ! Souvenez-vous de Ma faveur par laquelle Je vous ai favorisés et comment Je vous ai préférés à toutes les créatures (Sourate 2:41-42, 44, 47). »32

Disent-ils « qu’il l’a forgé ? » Dis : « Si je l’avais forgé, vous ne pourriez obtenir aucune grâce d’Allah. Il connaît mieux que quiconque ce que vous dites. Il suffit comme témoin entre toi et moi, et Il est Pardonneur et Miséricordieux. » Dis : « Je ne suis pas un innovateur parmi les Messagers, et je ne sais pas ce qui m’arrivera ou vous arrivera. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un avertisseur clair. » Voyez-vous ? Si cela vient d’Allah et que vous le rejetez, alors qu’un témoin parmi les enfants d’Israël en atteste la conformité (avec l’écriture précédente) et croit tandis que vous êtes arrogants, quelle injustice ! Allah ne guide pas les injustes. Les mécréants disent à propos des croyants : « S’il s’agissait d’une bonne chose, ils ne l’auraient pas adoptée avant nous. » Voyant qu’ils ne se guident pas par lui, ils diront : « Ce n’est qu’un vieux mensonge. » Or, avant lui, le Livre de Moïse était un guide et une miséricorde, et ce Livre le confirme en langue arabe, pour avertir les injustes et annoncer la bonne nouvelle aux bienfaisants. « Ô notre peuple ! Nous avons entendu un Livre révélé après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. » (Sourate 46:8-12,30)33

Dis : « Ô gens du Livre ! Nous désapprouvez-vous parce que nous croyons en Allah, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé avant nous, et parce que la plupart d’entre vous sont des transgresseurs ? » S’ils avaient été fidèles à la Loi, à l’Évangile et à ce qui leur avait été révélé de la part de leur Seigneur, ils auraient joui d’un bonheur parfait. Une partie d’entre eux est sur la bonne voie, mais la plupart suivent une mauvaise voie. Ô Messager ! annonce ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, tu n’aurais pas rempli ta mission. Et Allah te protégera des hommes pervers. Car Allah ne guide pas les mécréants. Dis : « Ô gens du Livre ! Vous n’avez aucun fondement si vous ne vous attachez pas à la Loi, à l’Évangile et à ce qui vous a été révélé de la part de votre Seigneur. » C’est ce qui leur est révélé de la part de leur Seigneur qui accroît leur rébellion et leur mécréance. Ne te chagrine pas pour les mécréants. Croyants (dans le Coran), ceux qui croient aux (écritures) juives, sabéens et chrétiens, quiconque croit en Allah et au Jour dernier et accomplit de bonnes œuvres, n’aura rien à craindre et ne sera pas affligé. (Sourate 5:59,66-69; cf. 2:62)34

Et si tu (Muhammad) doutes de ce que Nous te révélons, interroge ceux qui lisent le Livre qui t’a précédé. En vérité, la vérité vient de ton Seigneur, alors ne sois pas parmi les indécis. (Sourate 10:95)35.

Ces versets du Coran confirment la croyance de Muhammad en l’exactitude de la Loi et de l’Évangile (cf. Sourate 87:18-19; 6:155-158). Ils citent même un Juif contemporain de Muhammad qui a vérifié que le Coran confirme l’Écriture qui l’a précédé. En effet, le Coran prétend être en harmonie et en complémentarité avec les Écritures précédentes (la Bible).

Le cœur de ces versets coraniques est l’idée que le Coran doit être accepté, vénéré et obéi tout autant que les Écritures précédentes, c’est-à-dire la Bible. Ces versets sont formulés de manière à présupposer la légitimité et l’acceptation de la Bible. Les critiques coraniques adressées aux Juifs (et aux Chrétiens) ne portent pas sur une prétendue corruption de leurs Écritures (contrairement à ce qu’affirme la sourate 7, versets 169-170). On leur reproche plutôt de ne pas avoir reconnu en Mahomet et dans le Coran la suite logique et confirmative des révélations antérieures des juifs et  des chrétiens. En fait, lorsque les Juifs insistèrent auprès de Mahomet sur la suffisance de la Torah comme source de connaissance – une affirmation que le Coran lui-même reconnaît [« Nous avons encore donné à Moïse le Livre, complet pour quiconque veut faire le bien, comme explication de toute chose, comme guide et comme miséricorde, afin qu’ils croient à la rencontre de leur Seigneur. » (sourate 7, verset 155)] –, Mahomet répliqua par une nouvelle sourate : « Si tous les arbres de la terre étaient des plumes et la mer, avec sept autres mers pour son secours, étaient de l’encre, les paroles d’Allah ne seraient pas épuisées » (sourate 31, verset 27)36. Si le Coran confirme l’intégrité de la Bible, et si nous possédons des manuscrits bibliques antérieurs au Coran, alors l’exactitude et l’authenticité de la Bible sont non seulement validées par l’abondante documentation manuscrite, mais également par le Coran lui-même.

Pour le répéter : nous pouvons affirmer avec certitude que la Bible a été transmise fidèlement à travers les siècles. La Bible est, en réalité, la Parole de Dieu.

Références bibliographiques

1 Sir Frederic Kenyon (1951 reprint), Handbook to the Textual Criticism of the New Testament (Grand Rapids, MI: Eerdmans), second edition, p. 1.

2 Philip Comfort (1990), Early Manuscripts and Modern Translations of the New Testament (Wheaton, IL: Tyndale House), p. 4.

3 Portions of this section are drawn from Wayne Jackson (1989), “Was the Old Testament Transmitted Faithfully?” Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/apcontent.aspx?category=105&article=1140.

4 Sir Frederic Kenyon (1939), Our Bible and the Ancient Manuscripts (London: Eyre and Spottiswoode), pp. 69,88.

5 Rene Paché (1971), The Inspiration and Authority of Scripture (Grand Rapids, MI: Eerdmans), p. 191.

6 Robert Dick Wilson (1929), A Scientific Investigation of the Old Testament (New York: Harper Brothers), p. 8.

7 David Ewert (1983), From Ancient Tablets to Modern Translations (Grand Rapids, MI: Zondervan), p. 139; Kenyon, 1951, p. 5; B.A. Westcott and F.J.A. Hort (1964 reprint), The New Testament in the Original Greek (New York: MacMillan), p. 565.

8 Michael Welte (2019), personal e-mail, September 17, Institute for New Testament Textual Research (Munster, Germany), http://www.uni-muenster.de/NTTextforschung/.

9 F.F. Bruce (1960), The New Testament Documents: Are They Reliable? (Grand Rapids, MI: Eerdmans), revised edition, p. 20.

10 Ibid., p. 21.

11 Ibid., p. 21.

12 Ibid., p. 22.

13 Donald Guthrie (1990), New Testament Introduction (Downers Grove, IL: InterVarsity Press), p. 24.

14 Bruce, p. 23.

15 Bruce, pp. 20-21.

16 Ibid., p. 19.

17 Bruce Metzger (1968), The Text of the New Testament (New York, NY: Oxford University Press), p. 86.

18 Norman Geisler and Ronald Brooks (1990), When Skeptics Ask (Wheaton, IL: Victor Books), pp. 159-160.

19 p. 145.

20 Gleason Archer (1982), An Encyclopedia of Bible Difficulties (Grand Rapids: Zondervan), p. 30, emp. added.

21 Metzger, p. 185.

22 Sir Frederic Kenyon (1940), The Bible and Archaeology (New York: Harper), p. 288.

23 pp. 19-20.

24 Dabney Phillips (1975), Restoration Principles and Personalities (University, AL: Youth In Action), p. 184; L.L. Brigance (1870), “J.W. McGarvey,” in J.W. McGarvey (1962 reprint), A Treatise on the Eldership (Murfreesboro, TN: DeHoff Publications), p. 4.

25 J.W. McGarvey (1956 reprint), Evidences of Christianity (Nashville, TN: Gospel Advocate), p. 17.

26 p. 564, emp. added.

27 Ibid., p. 565, emp. added.

28 J.I. Packer (1958), “Fundamentalism” and the Word of God (Grand Rapids, MI: Eerdmans), 1976 reprint, p. 90, emp. added.

29 As quoted in Packer, pp. 90-91.

30 John Gilchrist (1986), Muhammad and the Religion of Islam, http://answering-islam.org.uk/Gilchrist/Vol1/index.html.

31 Seyyed Hossein Nasr (2003), Islam (New York: HarperCollins), p. 8, emp. added.

32 Translation by Mohammed Pickthall (n.d.), The Meaning of the Glorious Koran (New York: Mentor), emp. added.

33 Translation by Abdullah Yusuf Ali (1934), The Qur’an (Elmhurst, NY: Tahrike Tarsile Quran), ninth edition, emp. added.

34 Ibid., emp. added.

35 Pickthall, emp. added.

36 Cf. Martin Lings (1983), Muhammad (Rochester, VT: Inner Traditions International), p. 78.


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