La Bible et l’Homosexualité
NB : Les références bibliques sont tirées de la version Louis Segond, version revue 2020 par les Éditions du Centre d’Enseignement Biblique, Éditions C. E. B. 4806 Trousdale Dr, Nashville, TN 37220 USA
En 2012, Barack Obama est devenu le premier président en exercice à annoncer son soutien au mariage homosexuel (Stein, 2012). Le fait qu’une figure nationale, voire internationale, prenne position sur une question morale de cette envergure ne peut qu’entraîner des conséquences catastrophiques et de vaste portée. L’érosion progressive des valeurs américaines, fondées sur la Bible, continue de ravager une nation qui fonce tête baissée vers sa destruction. En effet, les Pères fondateurs eux-mêmes en seraient absolument horrifiés (cf. Miller, 2008). Au milieu de ce remodelage des sensibilités sociétales, certains, désireux de conserver leur affiliation à la Bible tout en maintenant une certaine correction politique, insistent sur le fait que la Bible elle-même n’enseigne pas que les relations homosexuelles sont intrinsèquement pécheresses. Ils soutiennent, en réalité, que la Bible tolère l’homosexualité de la même manière et au même degré qu’elle approuve l’hétérosexualité. Pour ceux qui se soucient encore de ce que Dieu pense de la question, veuillez considérer l’examen suivant de ce que la Bible enseigne sur le sujet des relations homosexuelles.
QUE DIT LA BIBLE ?
L’Homosexualité à l’Époque Patriarcale
Quelle est précisément la volonté de Dieu concernant la sexualité humaine ? Cette volonté a été démontrée à l’origine dans la création des premiers êtres humains : « Dieu créa l’homme et la femme » (Genèse 1:27). La décision de Dieu de créer une contrepartie féminine à l’homme n’était pas fortuite. La femme répondait de manière unique à trois critères essentiels : (1) « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2:18) ; (2) une aide qui lui soit convenable était nécessaire (Genèse 2:18,20) ; et (3) la race humaine devait être perpétuée par l’union sexuelle (Genèse 1:28). Jésus et Paul ont tous deux réitéré cette même compréhension (Matthieu 19:4-6 ; 1 Corinthiens 7:2). Ainsi, la femme était : (a) l’antidote divin à la solitude d’Adam ; (b) une aide adaptée à lui ; et (c) le moyen de la propagation de la race humaine. Ici, nous voyons l’arrangement divin pour l’espèce humaine.
Peu de temps après que Dieu eut mis en mouvement l’ordre créé – qu’Il avait déclaré « très bon » (Genèse 1:31) – l’homme commença à altérer la volonté divine et modifia les intentions originales de Dieu concernant la sexualité humaine. Lamech – et non Dieu – introduisit la polygamie dans le monde (Genèse 4:19). Dieu aurait pu créer deux femmes pour Adam, mais Il ne l’a pas fait. Au contraire, Il a fait un homme pour une femme pour la vie. C’est la volonté divine – « il créa l’homme et la femme » (Genèse 1:27 ; cf. Matthieu 19:1-9). Genèse 19:1-11 apparaît maintenant.
Or, avant qu’ils se couchassent, les hommes de la ville, les hommes de Sodome, jeunes et vieux, tout le peuple, depuis les extrémités jusqu’aux autres, entourèrent la maison. Et ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, afin que nous les connaissions charnellement. Lot sortit vers eux à l’entrée, et ferma la porte derrière lui, et dit : Je vous prie, mes frères, ne faites pas de mal ; voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme ; je vous prie, laissez-moi vous les amener, et faites-leur ce qui vous semblera bon ; seulement, ne faites rien à ces hommes, car ils sont venus à l’ombre de mon toit. Mais ils répliquèrent : Retire-toi ! Et ils dirent : Celui-ci est venu ici pour séjourner, et il se fait juge ; maintenant nous allons te traiter plus rudement que ceux-là. Et ils pressaient fortement sur Lot, et s’approchaient pour briser la porte. Mais les hommes tendirent la main, et firent entrer Lot vers eux dans la maison, et fermèrent la porte. Et ils frappèrent de cécité les hommes qui étaient à l’entrée de la maison, petits et grands, en sorte qu’ils se fatiguèrent à chercher la porte (versets 4-11).
Les défenseurs de l’homosexualité qui cherchent à justifier leur point de vue par la Bible ont entrepris une réinterprétation révisionniste du récit de la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe (ainsi qu’Adma et Zeboïim, Deutéronome 29:23). Traditionnellement, ce passage a été compris comme une dénonciation de l’homosexualité. Cette compréhension a été si universelle que le mot « sodomie » a été incorporé dans le langage courant anglais pour désigner « toute forme d’acte sexuel considéré comme contre nature ou anormal, en particulier l’intercourse anale ou la bestialité » (American Heritage Dictionary of the English Language, 2000, p. 1651). Comment le récit de Sodome peut-il être réinterprété pour présenter les relations homosexuelles sous un jour favorable ?
Deux explications ont été proposées dans le but de promouvoir la légitimité biblique de l’homosexualité.
(1) Inhospitalité ou homosexualité ?
La première affirmation soutient que les hommes de Sodome étaient simplement coupables d’inhospitalité. Le texte dit que les hommes de Sodome insistèrent pour que Lot leur amène les visiteurs angéliques « afin que nous les connaissions » (Genèse 19:5). On soutient donc que « connaître » fait référence à leur intention de rencontrer, de saluer, d’apprendre à connaître ou de se familiariser avec les visiteurs. Cependant, les indicateurs contextuels excluent la possibilité de cette interprétation.
Premièrement, bien que le verbe hébreu traduit par « connaître » (yada) ait un large éventail de significations, y compris « apprendre à connaître » ou « se familiariser » (pour la plupart, les nuances du verbe hébreu sont parallèles au verbe anglais correspondant), l’hébreu, comme d’autres langues anciennes, utilisait également « connaître » comme euphémisme pour l’acte sexuel (Genèse 4:1 ; 19:8). D’autres euphémismes sémitiques similaires incluent « coucher avec » (2 Samuel 11:4), « découvrir la nudité de » (Lévitique 18), « aller vers » (Genèse 16:2 ; 38:2) et « toucher » (Genèse 20:6 ; Proverbes 6:29 ; 1 Corinthiens 7:1). Les langues anciennes qui partageaient cet usage figuré de « connaître » incluaient l’égyptien, l’akkadien et l’ougaritique (Botterweck, 1986, pp. 455-456, 460), ainsi que le syriaque, l’arabe, l’éthiopien et le grec (Gesenius, 1979, p. 334). Lorsque les spécialistes de l’hébreu définissent « connaître », tel qu’il est utilisé dans Genèse 19:5, ils emploient des termes comme « perversion sexuelle » (Harris, et al., 1980, 1:366), « rapport homosexuel » (Botterweck, 1986, 5:464) et « crimes contre nature » (Gesenius, p. 334).
Deuxièmement, si « connaître » signifie simplement « apprendre à connaître », pourquoi les écrivains bibliques ont-ils utilisé à plusieurs reprises des formes du mot « méchant » pour désigner les actions des Sodomites ? Lot supplia : « Ne faites pas de mal ! » (Genèse 19:7). Moïse, par inspiration, avait déjà donné l’évaluation de Dieu en ces termes : « Or les gens de Sodome étaient des pécheurs, des hommes pleins d’orgueil et coupables envers le Seigneur » (Genèse 13:13) ; « leur péché est très grave » (Genèse 18:20). Pierre a fait référence à la « conduite impure des méchants » sodomites et à leurs « actes criminels » (2 Pierre 2:7-8). Mais « apprendre à connaître » n’est pas « méchant » ! En fait, si les hommes de Sodome n’étaient rien de plus qu’un groupe de voisins amicaux et citoyens qui cherchaient à accueillir les visiteurs dans leur ville, Dieu les aurait sûrement félicités, et non condamnés !
Troisièmement, si « connaître » signifie simplement « apprendre à connaître », alors pourquoi Lot a-t-il offert ses filles vierges aux hommes ? Il n’aurait pas offert ses filles dans le but que les hommes « apprennent à connaître » ou « se familiarisent » avec elles. Les filles étaient déjà résidentes de Sodome et auraient été connues des hommes. Lot offrait ses filles aux hommes comme alternatives sexuelles. Lot a spécifiquement dit : « J’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme » (Genèse 19:8, mis en gras par l’auteur). « Connu » est une autre référence à l’acte sexuel. Lot faisait référence à leur statut sexuel précisément parce que ces hommes étaient intéressés par l’immoralité sexuelle. Aussi étonnant et répréhensible que cela puisse nous paraître pour un père de sacrifier ses propres filles de la sorte, cela confirme le fait que la luxure contre nature de l’homosexualité était considérée comme bien plus répugnante que même l’hétérosexualité illicite. Les érudits ont en outre noté que dans l’Antiquité, un hôte devait protéger ses invités au prix de sa propre vie (Whitelaw, 1950, 1:253).
Quatrièmement, les hommes de Sodome menacèrent Lot en ces termes : « Nous t’userons plus mal qu’à eux » (Genèse 19 : 9). Si leur intention était simplement de « connaître » les visiteurs masculins, en quoi consisterait un traitement « pire » envers Lot ? Peut-être impliquerait-il qu’ils deviennent si intimement « liés » à Lot qu’ils resteraient perpétuellement en sa présence, le harcelant sans cesse ? Peut-être avaient-ils l’intention d’abuser de l’hospitalité de Lot au point de monopoliser son canapé, de consommer toutes ses collations et de refuser de quitter sa maison à une heure convenable ?
Dans un nouvel effort pour obtenir une sanction en faveur de l’homosexualité, l’attention a été portée sur les paroles de Jésus lors de la mission des Septante. Il leur ordonna, dans leurs voyages évangéliques, d’entrer dans les villes qui les recevraient et de se sentir libres de profiter de leur hospitalité (Luc 10 : 7-8). Cependant, si une ville ne les recevait pas, ils devaient secouer la poussière de leurs pieds contre la ville (Luc 10 : 10-11). Jésus déclara alors : « Il sera plus tolérable, en ce jour-là, pour Sodome que pour cette ville » (Luc 10 : 12). Les défenseurs et les pratiquants des relations homosexuelles affirment que Jésus établissait une comparaison entre l’inhospitalité de Sodome et celle des villes que les disciples rencontreraient. Ils prétendent que l’inhospitalité d’une ville qui rejetterait les émissaires du Christ serait un plus grand mal que le traitement inhospitalier de Sodome envers les visiteurs angéliques.
Cependant, si l’« hospitalité » était en jeu à Sodome, les Sodomites auraient dû être félicités, puisqu’ils voulaient seulement « connaître » et faire preuve d’hospitalité envers les visiteurs. En fait, c’est Lot qui aurait dû être condamné, puisqu’il a tenté de décourager les avances hospitalières du « comité d’accueil ». En réalité, les paroles de Jésus dans Luc 10 n’étaient pas dirigées contre le refus des villes d’être hospitalières envers les disciples. Au contraire, Il les condamnait pour leur refus d’accepter l’enseignement des disciples. Jésus a précisé leur tâche lorsqu’il a averti : « Celui qui vous écoute m’écoute, celui qui vous rejette me rejette » (Luc 10 : 16). Jésus a placé Sodome en tête de liste des villes les plus notoirement méchantes de l’Antiquité. Il a souligné le fait que rejeter Christ et l’Évangile serait une offense bien plus grande que ce que la ville la plus méchante de l’histoire de l’humanité ait jamais fait. Ce que les habitants de Sodome ont fait était répugnant, dégoûtant et incroyablement dépravé. Mais rejeter l’antidote au péché est l’insulte ultime et la transgression finale contre Dieu !
Un autre argument avancé pour justifier l’homosexualité concerne les allusions aux prophètes à propos de Sodome. Ésaïe (3 : 9), Jérémie (23 : 14) et Ézéchiel (16 : 49) font tous référence à la pécheresse de Sodome, mais aucun ne mentionne explicitement l’homosexualité comme étant le problème. En fait, Ézéchiel a identifié les péchés spécifiques de « l’orgueil, de la plénitude de la nourriture et de l’abondance de l’oisiveté », ainsi que son refus d’aider les pauvres et les nécessiteux. En réponse, nous ne devrions pas être surpris qu’une ville coupable de perversion sexuelle soit également coupable d’autres violations de la volonté de Dieu.
Ésaïe, dans sa discussion sur Sodome, n’a pas spécifié un péché particulier, mais a simplement noté à quel point les Sodomites étaient effrontés et ouverts dans leur péché : « L’aspect de leur visage témoigne contre eux, et ils déclarent leur péché comme Sodome ; ils ne le cachent pas. » Fait intéressant, cette description est très appropriée à l’attitude « en votre face » de ceux qui cherchent à faire avancer l’agenda homosexuel à notre époque. Jérémie a fait essentiellement le même point dans sa comparaison entre Juda et Sodome lorsqu’il a écrit que « personne ne se détourne de sa méchanceté ». Lui aussi notait l’intention flagrante, inflexible et déterminée des Sodomites à poursuivre leur péché. Ézéchiel, bien qu’il ait mentionné les péchés supplémentaires que nous avons énumérés ci-dessus, a néanmoins fait référence à plusieurs reprises à l’« abomination » de Sodome (16 : 50 ; cf. 43, 47, 51, 52, 58). Moïse a également associé « abomination » à l’activité homosexuelle (Lévitique 18 : 22).
(2) Viol Homosexuel ?
Une deuxième explication est avancée pour justifier les relations homosexuelles : les hommes de Sodome n’auraient pas été condamnés pour leur homosexualité, mais pour leur intention inhospitalière de commettre un viol homosexuel. Certains suggèrent que le viol, qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel, étant non consensuel, est répréhensible et mérite condamnation. Cependant, cette extension de la controverse sur l’inhospitalité est tout aussi indéfendable dans son contexte.
Premièrement, si le viol collectif était le problème, pourquoi Lot a-t-il offert ses filles en échange des visiteurs ? Le viol aurait été en jeu dans les deux cas. L’offre de Lot de ses filles indique clairement sa préoccupation concernant le genre et les relations homosexuelles. Deuxièmement, les hommes de Sodome ont été déclarés méchants et coupables d’un péché « très grave » avant même l’arrivée des visiteurs en ville (Genèse 18:20).
Troisièmement, Jude a tranché la question dans sa discussion sur le péché de Sodome. Il a écrit que Sodome et ses villes sœurs « se sont livrées à l’immoralité sexuelle et sont allées après une chair étrangère » (Jude 7). « Se sont livrées à l’immoralité sexuelle » est une traduction du mot composé ekporneusasai, qui combine le verbe porneuo (commettre un rapport sexuel illicite) avec la préposition ek (hors de). L’ajout du préfixe prépositionnel indique une intensification, c’est-à-dire que les hommes de Sodome possédaient « une convoitise qui se gorge » (Thayer, 1977, p. 199). Leurs appétits sexuels les ont conduits au-delà des limites de l’activité sexuelle normale. L’idée de force ou de coercition n’est pas dans le sens du mot. « Étrangère » signifie « être différent en genre ou en classe de toutes les autres entités, autre, différent » (Danker, p. 399), et se rapporte donc à l’indulgence de passions qui sont « contraires à la nature » (Barnes, 1949, p. 392) – « un écart par rapport aux lois de la nature dans les impuretés pratiquées » (Salmond, 1950, 22:7). La fréquente allusion à la « nature » par les érudits est intéressante, étant donné que les Écritures relient ailleurs les relations homosexuelles à ce qui est « contre nature » (Romains 1:26-27) ou contre nature, c’est-à-dire en désaccord avec l’ordre originel de la nature établi par Dieu (par exemple, Genèse 1:27 ; 2:22 ; Matthieu 19:4-6). En résumé, Jude a affirmé que le péché de Sodome était les relations homosexuelles, et non le viol homosexuel.
Quatrièmement, l’homosexualité elle-même est spécifiquement condamnée dans l’Écriture. Sous la loi de Moïse, Dieu a fait de l’homosexualité un crime capital et a stipulé que les deux participants à l’activité sexuelle illicite devaient être mis à mort (Lévitique 20:13). Dieu n’aurait pas exigé que la victime innocente d’un viol homosexuel soit exécutée avec le violeur.
La culture américaine pourrait bien atteindre le point où la majorité approuve l’homosexualité comme comportement acceptable. Et ceux qui désapprouvent pourraient bien être accusés d’être « politiquement incorrects », intolérants et « homophobes ». Il est certainement rappelé à notre époque d’observer que lorsque Lot exhorta les sodomites à ne pas agir « avec tant de méchanceté », les hommes accusèrent Lot d’être un juge (Genèse 19:9 ; cf. Deutéronome 23:17-18). Néanmoins, le lecteur objectif et impartial de la Bible est forcé de conclure que Dieu a détruit les hommes de Sodome en raison de leur pratique pécheresse de l’homosexualité.
L’Homosexualité dans la Période Mosaïque
En plus de la période patriarcale pré-mosaïque de l’histoire, Dieu a clairement exprimé Sa volonté sur cette question lorsqu’Il a donné la Loi de Moïse à la nation israélite. Dans un chapitre consacré presque exclusivement aux réglementations sexuelles, Ses paroles sont explicites et sans équivoque.
« Tu ne coucheras point avec un homme comme avec une femme ; c’est une abomination. […] Ne vous souillez point par aucune de ces choses […] de peur que le pays ne vous vomisse, comme il a vomi les nations qui étaient avant vous » (Lévitique 18:22-30). « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont tous deux commis une abomination ; ils seront mis à mort ; leur sang retombera sur eux » (Lévitique 20:13).
Il semble difficile de mal interpréter ces injonctions.
Un autre récit explicite est présenté pendant la période des juges, une époque de dépravation et de décadence spirituelle et morale, les « Âges Sombres » de l’histoire juive. Juges 19 rapporte que des « fils de Belial » (c’est-à-dire des scélérats) entourèrent une maison où des voyageurs avaient trouvé refuge pour la nuit. Comme à Sodome, ils désiraient « connaître » les hommes invités (verset 22). L’hôte, comme Lot, comprit parfaitement ce qu’ils voulaient dire, comme en témoigne le fait que, comme Lot, il leur proposa une alternative sexuelle (que Dieu n’approuvait évidemment pas). Leur désir sexuel fut qualifié de « méchanceté », « violence », « infamie », « impudicité » et « mal » (Juges 19:23-24 ; 20:3, 6, 10, 12, 13). Le reste de l’Ancien Testament corrobore ce jugement sur les relations homosexuelles. Par exemple, pendant la période des rois, Josias institua de vastes réformes morales et religieuses, notamment la destruction des maisons des sodomites (2 Rois 23:7).
L’Homosexualité dans la Période du Nouveau Testament
Le Nouveau Testament est tout aussi définitif dans sa condamnation sans compromis et incontestable de l’activité sexuelle illicite. Paul résuma le comportement « injuste » et « impie » des nations païennes, et déclara :
« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes. Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en un usage contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, hommes avec hommes commettant des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Et comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à un esprit de dépravation, pour faire des choses indignes. […] qui, connaissant le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement les font, mais encore approuvent ceux qui les font » (Romains 1:26-32, mis en gras par l’auteur).
Remarquez que « Dieu les a livrés » à des « passions infâmes ». D’autres traductions parlent de « convoitises déshonorantes » (Bengel, 1971, 2:26), de « passions déshonorantes » (Lenski, 1951, p. 113) et de « passions qui apportent le déshonneur » (Cranfield, 1985, p. 125). Les passions auxquelles les nations païennes ont été livrées sont déclarées viles et dépravées. Barrett a observé : « Aucune caractéristique de la société païenne ne remplissait le Juif d’une plus grande aversion que la tolérance, ou plutôt l’admiration, des pratiques homosexuelles » (1967, p. 39). En fait, Melina a noté que l’homosexualité est le péché qui est au cœur de l’idolâtrie. Par conséquent, les Juifs méprisaient cette pratique qui souillait à la fois l’âme et le corps (1998, 25:57-68). Les « femmes » et les « hommes » (c’est-à-dire les « femelles » et les « mâles » du verset 26) étaient descendus « au niveau brutal d’être simplement des créatures du sexe » (Lenski, p. 113 ; Bengel, 2:26).
Le contraste entre le « naturel » et le « contre nature » révèle que les païens avaient « laissé de côté et ainsi rejeté » la forme naturelle de relation entre un homme et sa femme (Lenski, p. 113). Le fait que cet échange implique un acte sexuel est bien établi (Bauer, 1979, p. 886 ; Cranfield, p. 125). Lenski ajoute : « Pécher avec des hommes était déjà mauvais, mais pécher comme ils le faisaient était infiniment pire et représentait le summum du vice » (p. 114). Kent Hughes a observé que Paul a spécifiquement mentionné l’homosexualité « parce qu’elle est manifestement contre nature et souligne ainsi l’étendue de la prise du péché sur l’humanité » (1991, p. 43). En effet, les relations homosexuelles étaient « tout à fait répandues dans la société gréco-romaine dans laquelle il [Paul] vivait » (Fitzmyer, 1993, p. 275).
L’affirmation de Paul selon laquelle l’activité homosexuelle va « contre nature » renvoie au modèle de la Création lorsque Dieu créa les premiers êtres humains (Genèse 1:26). Les pratiques homosexuelles vont à l’encontre du modèle naturel établi par Dieu lorsqu’Il créa « l’homme et la femme » (Deyoung, 1988, pp. 429-441). Un tel comportement est « contraire à l’intention du Créateur » (Cranfield, p. 123). Par conséquent, l’homosexualité va à l’encontre de l’ordre naturel du mariage, que ce soit pour les Juifs ou les Gentils ; le lit conjugal doit être pur dans toutes les nationalités et cultures.
Les hommes mentionnés au verset 27 sont aussi dégradés que leurs homologues féminines discutées précédemment. Enflammés par la convoitise l’un pour l’autre, il faut réaliser que « lorsque Dieu est retiré du contrôle de la vie des hommes, la puanteur de l’aberration sexuelle est vouée à surgir. C’est ainsi dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Sans Dieu, le sexe devient sauvage » (Lenski, p. 115). Une des conséquences pour ceux qui s’engagent dans des relations homosexuelles est qu’ils reçoivent « en eux-mêmes la punition de leur erreur qui était due » – « l’effet vicieux des vices sexuels contre nature sur leurs propres corps et leurs esprits, la corruption, la destruction, la désintégration » (p. 116).
De tels mots francs – « enflammés » – d’un apôtre inspiré s’inscrivent dans un contexte social et culturel spécifique. Dans son étude de l’homosexualité en Europe occidentale du début de l’ère chrétienne au XIVe siècle, John Boswell a décrit comment Rome avait un grave problème avec l’homosexualité, contribuant significativement à la glorification et à la prolifération de l’activité homosexuelle. Il a noté que 14 des 15 premiers empereurs romains étaient homosexuels et a consacré 25 pages à détailler des faits prouvant que Rome était un foyer d’activité homosexuelle. Par exemple, sous le règne d’Auguste, le gouvernement non seulement autorisait les prostitués masculins homosexuels à opérer dans ses rues, mais les imposait également et leur accordait un jour de congé national (1980, p. 70). L’empereur Hadrien, qualifié par certains de « plus remarquable des ‘cinq bons empereurs’ », selon Boswell, « semble avoir été exclusivement gay » (p. 84). Dupont ajoute qu’ « on disait de César qu’il était le ‘mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris’ », identifiant sa nature bisexuelle (1993, p. 117). Il suffit de parcourir n’importe quel récit historique réputé de la vie et de l’époque du citoyen romain moyen pour voir que l’activité homosexuelle a joué un rôle majeur dans la politique, les loisirs et le commerce du premier siècle. Il n’est donc pas surprenant que l’apôtre Paul ait parlé avec tant de sévérité de telles pratiques.
Ceux qui tentent d’atténuer ou de contredire l’enseignement clair de Paul dans Romains 1 concernant le caractère pécheur de l’homosexualité essaient parfois de contourner le sens évident du passage en insistant sur le fait qu’il ne s’appliquait qu’à ses destinataires originaux. Boswell a affirmé que l’idée du passage n’est pas de « stigmatiser le comportement sexuel mais de condamner les païens pour leur infidélité générale » (p. 108). Martin a suggéré que Paul faisait référence à la culture païenne et non à la « condition humaine universelle » (1995, p. 338). Mais Romains 1:26-27 est-il un « châtiment culturel » ou une condamnation universelle ? Le contexte immédiat (1:18-3:20) consiste en la déclaration de Dieu selon laquelle tous les humains de toutes cultures et nations sont sous le péché – « le monde entier » (3:19). En fait, tout le livre des Romains est la déclaration phare du Nouveau Testament sur le moyen de justification pour toutes les personnes – « tout le monde » (Romains 1:16). Par conséquent, la condamnation de l’homosexualité dans Romains 1 est parallèle à sa condamnation similaire du meurtre, de la tromperie, de la convoitise et de tous les autres péchés énumérés par Paul.
Une dernière observation concernant Romains 1 mérite attention. Non seulement Dieu désapprouve ceux qui s’adonnent à des pratiques homosexuelles, mais Paul indique qu’Il est également mécontent de ceux qui soutiennent de telles conduites – même s’ils ne s’y livrent pas eux-mêmes. Le texte dit : « Ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort ; non seulement ceux qui les commettent, mais encore ceux qui approuvent ceux qui les commettent » (verset 32). Sur ce seul point, beaucoup ont encouru la désapprobation de Dieu.
Comparez les remarques de Paul à l’Église de Rome avec la question qu’il posa à l’Église de Corinthe :
Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les sodomites, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les insultateurs, ni les extorqueurs n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu (1 Corinthiens 6:9-11, mis en gras par l’auteur).
Le mot grec traduit par « efféminés » dans ce passage est une utilisation métaphorique d’un terme qui signifie littéralement « tendre » et, lorsqu’il se réfère aux personnes, désigne des hommes qui se laissent utiliser sexuellement par d’autres hommes. Là encore, les lexicographes appliquent ce terme à celui qui est un « catamite », c’est-à-dire un homme qui soumet son corps à un autre homme pour une luxure contre nature – c’est-à-dire l’homosexualité (Thayer, p. 387 ; Arndt et Gingrich, 1957, p. 489).
« Sodomites » (ceux qui abusent d’eux-mêmes avec l’humanité dans la Bible anglaise, version KJV) est une traduction du terme arsenokoitai. Il dérive de deux mots : arsein (un mâle) et koitei (un lit), et désigne celui qui a des relations sexuelles avec un mâle comme avec une femme (Thayer, p. 75). Paul utilisa le même terme lorsqu’il écrivit à Timothée pour discuter de certains comportements qui sont à la fois « contraires à la saine doctrine » et caractéristiques de celui qui n’est pas « un homme juste » (1 Timothée 1:9-10).
Comme D. Gene West l’a justement observé concernant la lettre de Paul à Timothée :
Nous pouvons voir d’après le contexte que les activités homosexuelles sont classées avec des péchés tels que le parricide, le matricide, l’homicide, le kidnapping et le parjure. Si nous acceptons que l’une quelconque de ces choses soit un péché, nous devons accepter que toutes le soient. S’il est un péché d’être un débauché, de mener une vie lascive avec des prostituées, il est de même un péché de se livrer à des actes homosexuels. Il n’y a pas d’échappatoire à cette conclusion. S’il est un péché de tuer son père, sa mère ou un autre être humain, il est alors un péché pour les hommes et les femmes de « cohabiter » (2004).
Lorsque Paul dit aux chrétiens de Corinthe : « c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous », il prouve non seulement que les homosexuels peuvent être pardonnés, mais aussi qu’ils peuvent cesser une telle activité pécheresse. Nous avons ici une indication biblique claire que quelqu’un peut changer son orientation sexuelle et être pardonné d’un passé immoral. Nous sommes obligés de conclure que l’activité sexuelle entre personnes du même sexe n’est pas une question de génétique, mais un phénomène comportemental associé principalement à des facteurs environnementaux (voir le numéro d’août 2004 de Reason and Revelation).
CONCLUSION
L’homosexualité n’est qu’un des nombreux écarts à la volonté divine concernant la moralité et la sexualité humaines auxquels la société est confrontée. Le terme grec « porneia », qui désigne la fornication, recouvre une vaste gamme d’actes sexuels illicites, incluant l’adultère, l’inceste, la bestialité, la bigamie, la polygamie, la bisexualité, l’homosexualité, la pédophilie, la nécrophilie, et bien plus encore. Notre société obsédée par le sexe est tellement débauchée et éloignée de la perspective divine sur la sexualité humaine que nos écoles publiques jugent approprié d’enseigner aux enfants à simplement « prendre des précautions » lorsqu’ils s’engagent dans des escapades sexuelles en dehors du mariage. Pourtant, Dieu n’a jamais encouragé les gens à pratiquer ce genre de « sexe sécurisé ». La définition biblique du « sexe sécurisé » est un sexe confiné au sein d’un mariage divinement autorisé et scriptural (1 Corinthiens 7:2-5). Dieu insiste sur le fait que les gens peuvent et doivent exercer la maîtrise de soi, la discipline et la responsabilité morale. La Bible enseigne que nous ne devons pas être indulgents envers nous-mêmes. Nous devons nous imposer des restrictions, contrôlant nos désirs sexuels conformément aux enseignements de Dieu.
Encourager les jeunes à simplement « prendre des précautions » ne fait qu’encourager davantage de comportements illicites. Cela encourage davantage de promiscuité. Cela contribue à une augmentation, et non à une diminution, du nombre de grossesses et de maladies sexuellement transmissibles. Malgré plusieurs décennies d’inondation de nos écoles avec l’éducation sexuelle et la promotion du soi-disant « sexe sécurisé », les statisticiens nous informent que « après avoir augmenté régulièrement pendant cinq décennies, la proportion d’enfants nés de femmes non mariées a franchi un seuil : plus de la moitié des naissances chez les femmes américaines de moins de 30 ans ont lieu en dehors du mariage » (DeParle et Tavernise (2012)). La « solution » des libéraux n’a pas fonctionné. En fait, le problème s’est considérablement aggravé.
Les profondeurs morales auxquelles notre pays a sombré sont démontrées par la légalité de la distribution de contraceptifs aux étudiants et l’illégalité de distribuer des Bibles ou d’enseigner les principes bibliques. Le moment est venu pour notre nation de se réveiller et pour tous les citoyens de comprendre que la liberté exige de la retenue. Les droits exigent une responsabilité personnelle. Les gens doivent assumer la responsabilité de leurs choix personnels et accepter les conséquences de leurs propres actions. Paul a déclaré : « Fuyez la fornication » (1 Corinthiens 6:18). Il n’a pas écrit : « Engagez-vous dans la fornication ‘sécurisée’ » ! Il n’y a pas de péché « sécurisé » ou d’immoralité « sécurisée », car tout péché est damnable (Jacques 1:15). Dieu a dit qu’une personne doit fuir cela, y résister et le rejeter (2 Corinthiens 6:18). À un jeune, Paul a dit : « Garde-toi pur » (1 Timothée 5:22). L’auteur d’Hébreux a insisté sur le fait que le lit conjugal doit être gardé « sans souillure ». « Car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères » (Hébreux 13:4). Il ne devrait pas y avoir le moindre soupçon d’immoralité sexuelle parmi les chrétiens (Éphésiens 5:3).
Veuillez comprendre : Dieu aime tous les pécheurs, indépendamment des péchés spécifiques qu’ils ont commis. Mais il est impératif que nous nous engagions à alerter ceux qui sont impliqués dans le péché sexuel concernant la volonté de Dieu, dans un effort pour « les arracher du feu » (Jude 23) et pour « sauver une âme de la mort et couvrir une multitude de péchés » (Jacques 5:20). Un jour, il sera trop tard pour ceux qui « non seulement font les mêmes choses, mais aussi approuvent ceux qui les pratiquent » (Romains 1:32). En effet, les « impurs… auront leur part dans l’étang ardent de feu et de soufre » (Apocalypse 21:8).
Le péché sexuel entrera sans aucun doute dans l’histoire comme l’un des principaux contributeurs à la détérioration, au déclin et à la chute morale et spirituelle de la société américaine. L’homosexualité est une preuve supplémentaire de l’anarchie sexuelle qui prévaut dans la civilisation américaine. On se demande combien de temps encore une telle intempérance généralisée pourra continuer dans notre pays avant que Dieu ne « visite le châtiment de son iniquité sur elle, et que le pays vomisse ses habitants » (Lévitique 18:25). Nous savons aujourd’hui que l’homosexualité n’est pas causée par la génétique (voir Harrub, et al., 2004). Ce n’est pas la « nature », mais la « culture » qui est responsable. Ce n’est pas un « style de vie », mais plutôt un « choix de vie ». Et c’est mal.
Toute société de l’histoire humaine qui a suivi un cours de dépravation morale et spirituelle a soit été détruite par Dieu, soit a implosé de l’intérieur. Comme ces nations civilisées précédentes, notre société ne sera pas autorisée à survivre indéfiniment dans le futur – à moins, bien sûr, que Dieu ne soit prêt à s’excuser auprès de Sodome et Gomorrhe.
Références bibliographiques
American Heritage Dictionary of the English Language (2000), (Boston, MA: Houghton Mifflin), fourth edition.
Arndt, William and F.W. Gingrich (1957), A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature (Chicago, IL: University of Chicago Press).
Barnes, Albert (1949 reprint), Barnes’ Notes on the Old and New Testaments—James-Jude (Grand Rapids, MI: Baker).
Barrett, C.K. (1967), A Commentary on the Epistle to the Romans, ed. Henry Chadwick (London: Black).
Bauer, Walter (1979), A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature, trans., rev., and ed. William F. Arndt, F. Wilbur Gingrich, and Frederick W. Danker (Chicago, IL: University of Chicago Press), second edition.
Bengel, John Albert (1971), New Testament Word Studies, trans. Charlton Lewis and Marvin Vincent (Grand Rapids, MI: Kregel).
Boswell, John (1980), Christianity, Social Tolerance, and Homosexuality: Gay People in Western Europe from the Beginning of the Christian Era to the Fourteenth Century (Chicago, IL: University of Chicago Press).
Botterweck, G. Johannes and Helmer Ringgren (1986), Theological Dictionary of the Old Testament (Grand Rapids, MI: Eerdmans).
Cranfield, C.E.B. (1985), A Critical and Exegetical Commentary on the Epistle to the Romans, ed. J.A. Emmerton and C.E.B. Cranfield (Edinburgh: Clark).
Danker, Frederick (2000), A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature (Chicago, IL: University of Chicago), third edition.
DeParle, Jason and Sabrina Tavernise (2012), “For Women Under 30, Most Births Occur Outside Marriage,” The New York Times, February 17, http://www.nytimes.com/2012/02/18/us/for-women-under-30-most-births-occur-outside-marriage.html?pagewanted=all.
Deyoung, James B. (1988), “The Meaning of ‘Nature’ in Romans and Its Implications for Biblical Proscriptions of Homosexual Behavior,” Journal of the Evangelical Theological Society, 31:429-441.
Dupont, Florence(1993), Daily Life in Ancient Rome, trans. Christopher Woodall (Cambridge: Blackwell).
Fitzmyer, Joseph A. (1993), Romans: A New Translation with Introduction and Commentary (New York: Doubleday).
Gesenius, William (1979), Hebrew and Chaldee Lexicon (Grand Rapids, MI: Baker).
Harris, R. Laird, Gleason Archer Jr., and Bruce Waltke, eds. (1980), Theological Wordbook of the Old Testament (Chicago, IL: Moody).
Harrub, Brad and Dave Miller (2004), “This is the Way God Made Me”—A Scientific Examination of Homosexuality and the ‘Gay Gene’,” Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/APContent.aspx?category=7&article=1388&topic=36.
Hughes, R. Kent (1991), Righteousness from Heaven (Wheaton, IL: Crossway).
Lenski, R. C. H. (1951), The Interpretation of St. Paul’s Epistle to the Romans (Columbus, OH: Wartburg).
Martin, Dale B. (1995), “Heterosexuality and the Interpretation of Romans 1.18-32,” Biblical Interpreter, 3:332-355.
Melina, Livio (1998), “Homosexual Inclination as an Objective Disorder: Reflections of Theological Anthropology,” Communio-International Catholic Review, 25:57-68.
Miller, Dave (2008), “The Founders on Homosexuality,” Apologetics Press, https://www.apologeticspress.org/APContent.aspx?category=7&article=1126&topic=36.
Salmond, S.D.F. (1950), The Pulpit Commentary—Jude, ed. H.D.M. Spence and Joseph S. Exell (Grand Rapids, MI: Eerdmans).
Stein, Sam (2012), “Obama Backs Gay Marriage,” The Huffington Post, May 9, http://www.huffingtonpost.com/2012/05/09/obama-gay-marriage_n_1503245.html?ref=mostpopular.
Thayer, Joseph H. (1977 reprint), A Greek-English Lexicon of the New Testament (Grand Rapids, MI: Baker).
West, D. Gene (2004), “Homosexuality, Alternative or Deviate Lifestyle?” [a tract], (Moundsville, WV).
Whitelaw, Thomas (1950), The Pulpit Commentary—Genesis, ed. H.D.M. Spence and Joseph S. Exell (Grand Rapids, MI: Eerdmans).
REPRODUCTION & DISCLAIMERS: We are happy to grant permission for this article to be reproduced in part or in its entirety, as long as our stipulations are observed.