Dieu et les Lois de la Science : La Loi de Causalité
NB : Les référence bibliques sont tirées de la version Louis Segond, version revue 2020 par les Éditions du Centre d’Enseignement Biblique, Éditions C. E. B. 4806 Trousdale Dr, Nashville, TN 37220 USA
INTRODUCTION
La loi de cause à effet stipule que tout effet matériel doit avoir une cause antécédente ou simultanée adéquate. La masse d’un trombone ne suffit pas pour provoquer un tsunami. Il doit y avoir une cause suffisante pour expliquer le tsunami, comme un puissant séisme sous-marin côtier (« Tsunamis », 2000, p. 1064). S’appuyer contre une montagne, cela ne fera pas qu’elle s’écroule. Sauter sur le sol ne provoquera pas un tremblement de terre. Si une chaise n’est pas placée dans une pièce vide, la pièce restera sans chaise. Si la matière n’avait pas été créée et placée dans l’Univers, nous n’existerions pas. Il doit y avoir une cause antécédente ou simultanée adéquate pour tout effet matériel. Bien que la loi de cause à effet puisse sembler intuitive pour la plupart, le bon sens fait souvent défaut lorsqu’il s’agit de Dieu.
CAUSALITE ET HISTOIRE
La loi de cause à effet ou principe de causalité a été étudiée et reconnue depuis des millénaires. Dans le Phédon, écrit par Platon en 360 avant J.-C., on parle d’une « enquête sur la nature » concernant la causalité, où l’on discute « des causes de toute chose, pourquoi chaque chose vient à l’être et pourquoi elle périt et pourquoi elle existe » (Platon, 1966, 1:96a-b, mis en gras par l’auteur). En 350 avant J.-C., Aristote a apporté une contribution supplémentaire à la discussion sur la causalité en stipulant que les causes peuvent être « dites en quatre sens » : matériel, formel, efficient et final (Aristote, 2009, 1[3]). Deux millénaires plus tard, le fait établi par la loi de cause à effet n’a pas changé. En 1781, le célèbre philosophe Emmanuel Kant écrit à propos du principe de causalité dans sa Critique de la raison pure que « tout ce qui arrive présuppose une condition préalable, qu’il suit avec une certitude absolue, conformément à une règle… Tous les changements ont lieu selon la loi de la connexion de cause et effet » (Kant, 1781). En avançant encore de 350 ans, notre compréhension du monde n’a pas discrédité la loi. En 1934, W.T. Stace, professeur de philosophie à l’Université de Princeton, écrit dans A Critical History of Greek Philosophy :
« Tout étudiant en logique sait que c’est le canon ultime des sciences, leur fondement. Si nous ne croyions pas à la vérité de la causalité, à savoir que tout ce qui a un commencement a une cause, et que dans les mêmes circonstances les mêmes choses arrivent invariablement, toutes les sciences s’effondreraient immédiatement en poussière. Dans toute enquête scientifique, cette vérité est supposée » (1934, p. 6, mis en gras par l’auteur).
La vérité de la causalité est si bien établie qu’elle est considérée comme allant de soi dans la recherche scientifique.
Quelques décennies plus tard, la Loi de Cause à Effet n’avait toujours pas été révoquée. Dans « The Encyclopedia of Philosophy », Richard Taylor écrivait : « Néanmoins, il est difficilement contestable que l’idée de causalité est non seulement indispensable dans les affaires ordinaires de la vie mais aussi dans toutes les sciences appliquées » (1967, p. 57, mis en gras par l’auteur). Même aujourd’hui, alors que l’exploration scientifique nous a conduits à des sommets de connaissance sans précédent, la vieille Loi de Causalité ne peut être niée. Les dictionnaires d’aujourd’hui définissent la « causalité » comme :
- « le principe selon lequel rien ne peut arriver sans être causé » (« Causality », 2009).
- « le principe selon lequel tout a une cause » (« Causality », 2008).
En effet, la Loi de Cause à Effet n’est pas, et ne peut pas rationnellement être, niée – sauf lorsqu’il est nécessaire de soutenir une vision du monde déficiente. Ses implications ont été débattues pendant des années, mais une fois la poussière retombée, la Loi de Cause à Effet reste indemne, ayant résisté aux épreuves auxquelles elle a été soumise pendant des milliers d’années.
LA LOI DE CAUSALITÉ – UN PROBLÈME POUR LES ATHÉES
Les créationnistes n’ont absolument aucun problème avec la vérité articulée par cette loi divine de l’Antiquité. La Bible, en substance, a articulé ce principe il y a des millénaires lorsqu’elle dit dans Hébreux 3:4 que « toute maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses c’est Dieu ». Une maison doit avoir une cause – à savoir, un constructeur. Elle ne se construira pas toute seule. Cependant, les évolutionnistes se trouvent dans une impasse lorsqu’ils essaient d’expliquer comment l’effet de l’Univers infiniment complexe aurait pu se produire sans cause. Il y a trois décennies, Robert Jastrow, fondateur et ancien directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, écrivait :
« L’Univers, et tout ce qui s’est passé depuis le début des temps, est un grand effet sans cause connue. Un effet sans cause connue ? Ce n’est pas le monde de la science ; c’est un monde de sorcellerie, d’événements sauvages et de caprices de démons, un monde médiéval que la science a essayé de bannir. En tant que scientifiques, que devons-nous faire de cette image ? Je ne sais pas. Je voudrais simplement présenter les preuves de l’affirmation selon laquelle l’Univers et l’homme lui-même sont nés dans un moment où le temps a commencé » (1977, p. 21).
Lorsque Jastrow affirme qu’il n’y a pas de « cause connue » pour tout dans l’Univers, il fait référence à l’absence d’une cause naturelle identifiée. Si l’athéisme était vrai, il devrait exister une explication naturelle à l’origine de l’Univers. Les scientifiques et les philosophes reconnaissent qu’il doit y avoir une cause suffisante pour l’apparition de la matière et de l’Univers, mais aucune cause naturelle n’est connue. Le McGraw-Hill Dictionary of Scientific and Technical Terms définit la « causalité » en physique comme « le principe selon lequel un événement ne peut précéder sa cause » (2003, p. 346). Cependant, l’athée doit admettre que pour que son affirmation soit valide, l’effet (l’Univers) non seulement a précédé sa cause, mais est également apparu sans elle ! Un tel point de vue est difficilement compatible avec la science. Scientifiquement parlant, selon la loi de cause à effet, il devait y avoir une Cause pour l’Univers. Le seul livre sur la planète qui présente des caractéristiques prouvant que sa production dépasse les capacités humaines est la Bible (voir Butt, 2007). Le Dieu de la Bible en est l’auteur (2 Timothée 3:16-17), et dans le tout premier verset du matériel inspiré qu’Il a donné aux humains, Il a affirmé avec autorité et clarté qu’Il est la Cause qui a produit l’Univers et tout ce qu’il contient.
UNE CAUSE SANS CAUSE ?
Souvent, l’athée ou le sceptique, tentant de détourner l’attention et de contourner la vérité de cette loi sans y répondre, rétorque : « Mais si tout devait avoir un commencement, pourquoi ce même concept ne s’applique-t-il pas à Dieu ? » Remarquez que cette déclaration repose sur une incompréhension de ce que la loi de cause à effet affirme concernant l’Univers. La loi stipule que tout effet matériel doit avoir une cause antécédente ou simultanée adéquate. Le Dieu de la Bible est un Être spirituel (Jean 4:24) et n’est donc pas régi par la loi physique.
Rappelez-vous également ce qu’écrivait le professeur W.T. Stace dans A Critical History of Greek Philosophy concernant la causalité : « Tout ce qui a un commencement a une cause » (1934, p. 6, mis en gras par l’auteur). Comme mentionné précédemment, les scientifiques et les philosophes reconnaissent qu’il doit logiquement y avoir une cause initiale de l’Univers. [Ceux qui tentent de soutenir l’éternité de l’Univers sont en contradiction directe avec la deuxième loi de la thermodynamique (voir Miller, 2007).] Cependant, Dieu, n’étant pas un être physique et fini, mais un être spirituel éternel (par définition), ne serait pas soumis à la condition d’avoir besoin d’un commencement. Par conséquent, la loi ne s’applique pas à Lui. Le Psaume 90:2 dit à propos de Dieu : « Avant que les montagnes soient nées, avant que tu aies créé la terre et me monde, d’éternité en éternité, tu es Dieu » (mis en gras par l’auteur). La Bible décrit Dieu comme un Être qui a toujours été et sera toujours – « d’éternité en éternité ». Il n’a donc pas eu de commencement. Hébreux 3:4 déclare à nouveau : « Toute maison est bâtie par quelqu’un, mais celui qui a bâti toutes choses, c’est Dieu », indiquant que Dieu n’est pas limité par la loi de cause à effet comme le sont les maisons, mais qu’Il est plutôt le Bâtisseur en chef – la Cause sans Cause – l’Être qui a initialement mis tous les effets en mouvement. Le point est clair. La loi de cause à effet soutient le modèle de la création, et non le modèle évolutionniste athée.
Référence bibliographiques
Aristotle (2009), Metaphysics, trans. W.D. Ross, http://classics.mit.edu/Aristotle/metaphysics.1.i.html.
Butt, Kyle (2007), Behold! The Word of God (Montgomery, AL: Apologetics Press), https://apologeticspress.org/pdfs/e-books_pdf/Behold%20the%20Word%20of%20God.pdf.
“Causality” (2009), Collins English Dictionary—Complete & Unabridged, 10th ed. (New York, NY: HarperCollins Publishers), http://dictionary.reference.com/browse/Causality?x=35&y=25.
“Causality” (2008), Concise Oxford English Dictionary, (Oxford, U.K.: Oxford University Press), http://www.wordreference.com/definition/causality.
Jastrow, Robert (1977), Until the Sun Dies (New York: W.W. Norton).
Kant, Immanuel (1781), The Critique of Pure Reason, trans. J.M.D. Meiklejohn (London: Henry G. Bohn), 1878 edition, http://philosophy.eserver.org/kant/critique-of-pure-reason.txt.
McGraw-Hill Dictionary of Scientific and Technical Terms (2003), pub. M.D. Licker (New York: McGraw-Hill), sixth edition.
Miller, Jeff (2007), “God and the Laws of Thermodynamics: A Mechanical Engineer’s Perspective,” Reason & Revelation, 27[4]:25-31, April, https://apologeticspress.org/articles/3293.
Plato (1966), Plato in Twelve Volumes, trans. Harold North Fowler (Cambridge, MA: Harvard University Press), http://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0170%3Atext%3DPhaedo%3Asection%3D96a.
Stace, W.T. (1934), A Critical History of Greek Philosophy (London: Macmillan and Co.).
Taylor, Richard (1967), “Causation,” in The Encyclopedia of Philosophy, ed. Paul Edwards (New York: Philosophical Library).
“Tsunamis” (2000), The Oxford Companion to the Earth, ed. Paul L. Hancock & Brian J. Skinner (Oxford University Press).
REPRODUCTION & DISCLAIMERS: We are happy to grant permission for this article to be reproduced in part or in its entirety, as long as our stipulations are observed.