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Défendre la foi chrétienne leçon 5 : Création ou évolution ?

Leçon 5, Cours d’introduction à l’apologétique chrétienne, publié par Apologetics Press, traduit de l’anglais.

CRÉATION OU ÉVOLUTION — I

Deux points de vue très différentes et totalement opposés s’efforcent d’expliquer l’origine de l’Univers et de la vie. Chacune de ces explications constitue une vision du monde, on pourrait même dire une philosophie, non seulement des origines du monde mais aussi du sens de la vie et de la destinée humaine.

La notion d’évolution est l’une de ces explications. Selon la théorie de l’évolution, l’Univers observable est « autonome » — il est la totalité de ce que l’on suppose exister, il désigne ce qui existe pris dans son ensemble ; ce qui signifie que tout dans l’Univers est né de processus aléatoires sans aucune intervention extérieure ou surnaturelle. Selon ce point de vue, l’origine et le développement de l’Univers (et de toutes les formes de vie qu’il contient) s’expliquent par le hasard et certains processus naturels au cours du temps. Selon la théorie de l’évolution, tous les êtres vivants sont nés d’un organisme unicellulaire, lui-même issu de quelque chose qu’on considère comme non-vivant (comme, par exemple l’un des acide aminés ou une protéine).

La notion de création constitue la seconde explication des origines monde. Selon le point de vue de la création, l’univers n’est pas autonome, ne constitue pas la totalité de ce que l’on suppose exister.  Selon la création tout ce qui se trouve dans l’univers est né du dessein, de l’intention, des actes délibérés d’un Créateur surnaturel qui a créé l’Univers, la Terre et toute les formes de vie sur la terre (y compris les plantes, les espèces animales, ainsi que les êtres humains) au moyen de processus qui ne se poursuivent pas aujourd’hui.

Il n’existe que deux possibilités concernant les origines de l’Univers et de la vie. L’évolution est la bonne explication si l’on considère que l’univers est effectivement « autonome », qu’il constitue la totalité de ce que l’on suppose exister, et donc qu’il n’existe rien en dehors des processus naturels. Toutefois, dans le cas contraire, la création constitue une explication différente des origines de l’Univers et de la vie.

L’évolution et la création comme explications peuvent toutes deux être qualifiées de « modèles » au sens scientifique, et pouvant être utilisés non seulement pour expliquer mais aussi pour prédire des faits observables. Il est évident que le meilleur modèle scientifique est celui qui parvient le mieux à expliquer et prédire ce que l’on peut observer.

Afin d’examiner correctement ces deux modèles, il convient de les définir puis de les comparer avec ce que l’on peut observer. L’évolution propose une apparition progressive de la vie au cours de milliards d’années ; une apparition des formes de vie complexes émergeant de formes plus « simples », émergeant elles-mêmes de la matière non vivante. La création propose une apparition soudaine de formes de vie complexes. Le modèle de la création nie l’évolution qu’on pourrait décrire comme « verticale » (également appelée « macroévolution ») — c’est-à-dire l’émergence d’organismes complexes à partir d’organismes simples impliquant le passage d’une espèce animale à une toute autre espèce (comme une amibe qui se transformerait progressivement en être humain). Toutefois le modèle de la création ne remet pas en question une évolution qu’on pourrait décrire comme étant « horizontale » (également appelée « microévolution ») – c’est-à-dire la formation d’espèces ou de sous-espèces au sein d’espèces existantes, donc les diversifications ou variabilités génétiques au sein d’une population comme ça serait le cas par exemple pour une espèce d’oiseaux qui obtiendrait progressivement un bec plus petit 1 ou bien une espèce de papillon de nuit qui changerait de couleur au fil du temps.2

1 Bec d’oiseau :  Par exemple, Jacques Ibarzabal, professeur-chercheur au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi explique que les quelque 10 000 espèces d’oiseaux sur Terre ont chacune adapté, au fil de l’évolution, leur bec en fonction du milieu qu’elles exploitent. Le spécialiste des oiseaux décortique les becs de ces bipèdes vertébrés, de leur composition à leur croissance en passant par leur régénération (Note du traducteur).

2 papillons de nuit : par exemple le « mélanisme industriel » du phalène de bouleau. Le mélanisme (du grec melas, «noir») est la transformation en couleur noirâtre d’une espèce de papillon appelée « phalène du bouleau ». Ce papillon de nuit s’appelle ainsi, car il se pose durant la journée sur les troncs et les branches de bouleaux. Des spécialistes ont constaté qu’au début de la Révolution industrielle en Angleterre, en 1848, ces papillons avaient changé de couleur autour des centres industriels, comme celui de Manchester. L’hypothèse avancée fut que la couleur des papillons s’était adaptée à celle des bouleaux et de leurs lichens, noircis par la suie du charbon utilisé par les manufactures. Les papillons devinrent noirâtres, plus difficiles à repérer pour leurs prédateurs…

L’IMPORTANCE DE LA CONTREVERSE ENTRE

LA CRÉATION ET L’ÉVOLUTION

Les différences entre le point de vue de la création et celui de l’évolution ne sont pas anodines et ne concernent pas simplement des questions scientifiques ou religieuses. D’une manière ou d’une autre, ces différences touchent presque tous les domaines de réflexion et tous les aspects de la vie ; il s’agit en réalité de deux visions du monde qui s’opposent. Par conséquent, cette question concerne (ou devrait concerner) tout le monde. Aux Etats-Unis certains États américains ont envisagé de promulguer des lois interdisant l’enseignement d’une seule théorie des origines (par exemple l’évolution et non la création). Des livres écrits du point de vue de l’évolutionnisme s’opposent avec vigueur au créationnisme ; des livres qui présentent le point de vue de la création s’opposent vigoureusement au point de vue évolutionniste. Et puis, les médias s’en mêlent de même que les associations scientifiques nationales, certains syndicats d’enseignants et même les partis politiques s’en mêlent. Ainsi, cette controverse n’est pas près de disparaître !

Il fut un temps où les créationnistes, et leurs arguments, étaient largement ignorés d’une grande partie du monde scientifique. Or, cela n’est plus du tout le cas à l’heure actuelle. Aux Etats-Unis les évolutionnistes s’alarment de plus en plus au point de considérer le créationnisme comme une véritable menace. En 1981, un sondage de l’Associated Press/NBC News a révélé que pas moins de 86% des personnes interrogées souhaitaient que la création soit enseignée parallèlement à l’évolution dans les écoles publiques. Le 28 novembre 1991, les résultats d’un autre sondage Gallup ont été publiés : 47% des personnes interrogées ont reconnu croire en une création plutôt récente de l’espèce humaine ; seulement 9% des personnes interrogées croyaient en un processus strictement naturaliste d’évolution des êtres vivants. Un sondage Gallup de 1997 a révélé que 44% des Américains (dont 31% de diplômés de l’enseignement supérieur) adhéraient à une lecture assez littérale du récit de la création dans le texte biblique de la Genèse, tandis que 39% (dont 53% de diplômés de l’enseignement supérieur) croyaient que Dieu avait joué au moins un certain rôle dans la création de l’univers. Seulement 10 % des personnes interrogées (17 % de diplômés de l’enseignement supérieur) adhéraient à une vision purement naturaliste et évolutionniste dans l’apparition de la vie sur terre. Les résultats d’un sondage Gallup publié en août 1999 furent pratiquement identiques : 47% déclaraient croire en une création plutôt récente de l’homme alors que seulement 9% des personnes interrogées croyaient en une évolution strictement naturaliste de l’espèce humaine. Dans son édition du 11 mars 2000, le New York Times a publié un article intitulé « Survey Finds Support is Strong for Teaching 2 Origin Theories » (Un sondage confirme un intérêt croissant pour l’enseignement à l’école des deux points de vue sur l’origine de la vie sur terre) —  sondage pourtant conçu par un groupe libéral dit progressiste de « défense des droits civiques » (People for the American Way) et réalisé par la prestigieuse société de sondage et d’études publiques connu sous le nom de DYG, (réalisé à Danbury dans le Connecticut). Selon ce sondage, 79% des personnes interrogées estiment que les preuves scientifiques de la création devraient être incluses dans le programme des écoles publiques.

Ces résultats ont été une véritable surprise pour les tenants de l’évolutionnisme qui s’attendaient à ce que la plupart des gens croient en l’évolution, enseignée comme un fait prouvé dans la plupart des écoles publiques et des manuels scolaires. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux évolutionnistes s’inquiètent de l’impact du point de vue créationniste.3

En même temps certains scientifiques qui ne sont pas ouvertement créationnistes reconnaissent que la création est un concept scientifique légitime méritant au moins d’être comparé à la théorie de l’évolution. On voit même croître une certaine respectabilité scientifique des arguments en faveur de la création et en opposition aux points de vue de l’évolutionnisme. En fait, après plus de 150 ans de darwinisme, un nombre croissant de scientifiques sont convaincus que les lois et processus naturels que nous connaissons aujourd’hui excluent absolument la possibilité que l’Univers ait pu se créer tout seul.4 Ces personnalités scientifiques sont convaincues que la création est une explication crédible et offre des preuves indéniables d’une création aux origines de l’Univers et de la vie. Quelles sont ces preuves qui ont amené ces scientifiques, et même de nombreux non-scientifiques, à accepter le concept de création en opposition à la théorie de l’évolution ?

3 Un sondage réalisé en 2011 par la société d’études internationales Ipsos pour Reuters a révélé que 55 % des Français se considéraient comme des « évolutionnistes » (« croient que les êtres humains ont été créés au cours d’une longue période d’évolution pour devenir les êtres humains pleinement formés qu’ils sont aujourd’hui, à partir d’espèces inférieures telles que les singes »), 36% ne savent pas quoi croire (« sont parfois d’accord ou en désaccord avec les théories et les idées avancées par les créationnistes et les évolutionnistes »), et 9% se considèrent comme « créationnistes » (« croient que les êtres humains ont en fait été créés par une force spirituelle telle que le Dieu auquel ils croient et ne croient pas que l’origine de l’homme provient de l’évolution à partir d’autres espèces telles que les singes »). https://en.wikipedia.org/wiki/Creationism_by_country Le 14/4/2025

4 Rappelons les célèbres paroles de Voltaire : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait point d’horloger » (Cabales. 1772).

LA CRÉDIBILITÉ DU MODÈLE DE LA CRÉATION

La loi de la biogenèse

En biologie, la biogenèse est une loi naturelle selon laquelle un être vivant ne peut provenir que d’un autre être vivant. Cette loi de la nature est bien connue depuis de nombreuses années ; elle définit ce que la théorie et les preuves expérimentales ont démontré concernant les organismes vivants, à savoir que la vie provient uniquement d’une vie antérieure de son propre type ou de sa propre espèce.

Au fil des ans, des milliers de chercheurs appartenant à différentes disciplines scientifiques ont affirmé la véracité de la biogenèse qui était scientifiquement bien avant les théories évolutionnistes plus récentes. Il est intéressant de noter qu’au lycée ainsi qu’à l’université, les élèves étudient l’impact considérable des travaux de Louis Pasteur qui démontra l’erreur scientifique de ce qu’on appelait « la génération spontanée » qui suppose l’apparition, sans ascendant, d’êtres vivants à partir de la matière inanimée. Les étudiants prennent connaissance dans les moindres détails de l’histoire du triomphe de Pasteur sur l’idée de « génération spontanée » qui caractérisait les anciennes mythologies. Puis, presque dans la foulée, les mêmes élèves apprennent que l’évolution a débuté par la génération spontanée.

L’évolution n’aurait pas pu se produire en dehors d’une génération spontanée. C’est pourquoi de nombreux chercheurs se sont efforcés de réaliser des expériences pour tenter de faire apparaître la vie à partir de matières non vivantes. Malgré toutes les affirmations péremptoires entourant ces expériences qu expliqueraient « l’origine de la vie », personne n’a pu encore produire une forme de « vie », ni même ses éléments de base les plus simples. En fait, ces expériences n’ont montré aucune création de la vie à partir de la non-vie ; les résultats extrêmement limités qui ont été obtenus reposent sur des conditions fabriquées d’une manière artificielle et très improbables. Que ce soit dans la nature ou en milieu de laboratoire, les scientifiques n’ont pas détecté un seul cas de cas de génération spontanée. Les vaches donnent naissance aux vaches, les oiseaux aux oiseaux, les tulipes aux tulipes, le maïs au maïs, etc.

Au cours de ces dernières années, cependant, certains évolutionnistes se sont plaints que la loi de la biogenèse n’était pas du tout une « loi », mais simplement un « principe », une « théorie » ou un « dictum ». Ces définitions nouvelles ont été proposées par les évolutionnistes, non pas parce que des expérimentations ont pu réfuter la biogenèse, mais parce qu’ils ont dû admettre que l’évolution ne peut pas être vraie si la loi de la biogenèse est vraie. La biogenèse comme loi scientifique rend impossible l’évolution. Les évolutionnistes ne veulent pas l’admettre, mais il ne fait aucun doute que la biogenèse reflète une loi naturelle, puisqu’il n’y a jamais eu un seul cas documenté de génération spontanée. Par conséquent, si la vie sur cette Terre n’est pas née de la matière non vivante, comment a-t-elle débuté ? Le fait est que toutes les preuves scientifiques soutiennent encore le concept selon lequel la vie n’apparaît qu’à partir d’une vie préexistante. Toutes les informations scientifiques dont nous disposons montrent qu’il s’agit-là d’un fait réel et caractéristique du monde naturel. La loi de la biogénèse est la pierre d’achoppement de la théorie de l’évolution.

La sélection naturelle

« L’Origine des espèces : Au moyen de la sélection naturelle » est le titre du livre de Charles Darwin publié en novembre 1859. Le sens de l’expression « sélection naturelle » étant devenu un grand sujet de discussions dans les milieux scientifiques. Selon Darwin la nature elle-même opère la sélection de certains traits et les transmet aux générations suivantes, afin d’assurer la survie des espèces. Ainsi, « la sélection naturelle » examine chaque variation, même la plus légère ; elle rejette ce qui est mauvais, préserve et additionne tout ce qui est bon ; elle travaille silencieusement et insensiblement à « l’amélioration de chaque espèce organique ». Et ce n’est certainement pas un secret que le concept de Darwin de « sélection naturelle » (ou « survie du plus apte ») est au centre de la pensée évolutionniste. Selon Darwin, une créature dotée d’un avantage particulier – donc la « plus apte de son espèce » – serait naturellement sélectionnée pour transmettre cet avantage à sa progéniture. Un cheval doté de longues jambes, par exemple, serait capable de galoper plus vite que les autres, échappant ainsi aux prédateurs afin d’avoir une progéniture. Une créature « apte » est donc celle qui peut le mieux remplir les fonctions qui la maintiennent en vie, c’est-à-dire la plus adaptée à son environnement et à son mode de vie. C’est ce que Darwin entendait par « survie du plus apte ».

Mais la notion de « sélection naturelle » n’a pas tardé à poser des problèmes. D’une certaine manière, la sélection naturelle était censée assurer la « survie du plus apte », mais la seule façon réaliste de définir le « plus apte » était « ceux qui survivent ». En fait, la sélection naturelle dit simplement que tous les gagnants gagnent, et que ceux qui gagnent sont les gagnants

Toutes les créatures qui survivent sont considérées comme les plus aptes. La sélection naturelle, cependant, n’explique pas comment ces créatures sont devenues les plus aptes.

Les créationnistes n’ont jamais contesté l’idée de la sélection naturelle comme mécanisme d’élimination des organismes inadaptés et non adaptés. En fait, bien avant Darwin, les créationnistes affirmaient que la sélection naturelle était un principe de conservation. En tant que dispositif de sélection pour éliminer les inadaptés, la sélection naturelle représente le plan du Créateur pour empêcher les mutations néfastes d’affecter et de détruire des espèces toutes entières. Voilà à quoi se borne le travail de la « sélection naturelle ». Mais aucune espèce n’a pu apparaître au moyen de la « sélection naturelle ». Ce mécanisme ne peut expliquer l’adaptation. Le fait qu’un organisme soit adapté à son environnement ne nous dit absolument rien sur la façon dont cet organisme s’est adapté. Tout organisme non adapté n’aurait pas survécu, mais cela ne prouve pas que l’adaptation soit le résultat de l’évolution. L’argument de la sélection naturelle n’est guère plus qu’un raisonnement circulaire. À ce titre, il doit être rejeté. Il ne peut certainement pas expliquer l’immense complexité de la vie qui nous entoure. Aucun argument circulaire ne peut « expliquer » ce qui nous entoure, et encore moins comment ce qui existe a pu être « créé ».

La génétique

La génétique est une discipline scientifique assez récente, et certainement l’une des plus passionnantes. Après tout, chaque être vivant – plante, animal ou être humain – est un réservoir d’informations génétiques, et donc un « laboratoire » potentiel pour la recherche scientifique. Des études ont montré que l’information héréditaire présente dans la cellule vivante est inscrite dans un « code » chimique, et que ce code est universel par nature. Indépendamment de leurs points de vue respectifs sur les origines, tous les scientifiques reconnaissent ce fait. L’évolutionniste britannique Richard Dawkins constate que : « Le code génétique est universel. L’universalité mot pour mot du dictionnaire génétique est un véritable excès dans le bon sens. » Les créationnistes sont du même avis. Darrel Kautz maintient que « Les biologistes moléculaires reconnaissent que le code génétique est universel, quelles que soient les différences en apparence chez les êtres vivants. » L’un des aspects les plus significatifs de la génétique et qui touche la controverse création/évolution, est que les instructions chimiques du code génétique sont copiées fidèlement à chaque fois qu’elles le sont. Les boutons d’or ne produisent que des boutons d’or ; les moineaux ne produisent que des moineaux ; et les êtres humains ne produisent que des êtres humains, car tous les organismes reproduisent fidèlement ce que l’on peut considérer comme des copies de leur propre code génétique. Un évolutionniste décrit ce fait comme étant la « permanence et l’indestructibilité de la graine ». Un autre dira que le code est « copié fidèlement ». Peu importe le vocabulaire utilisé par les évolutionnistes, ils expriment clairement le fait que tous les êtres vivants se reproduisent « selon leur espèce ».

Au tournant du siècle, alors que le dogme darwinien de la « sélection naturelle » commençait à connaître des difficultés, la science de la génétique est née. Avec la génétique certains eurent la conviction d’avoir découvert le véritable mécanisme de l’évolution : les mutations génétiques. On annonça donc cette nouvelle idée selon laquelle les espèces sont apparues au moyen de mutations qui (d’une manière ou d’une autre) ont été intégrées au système par la sélection naturelle. De nos jours on explique le mécanisme supposé de l’évolution par la sélection naturelle à l’œuvre aux côtés des mutations génétiques (puisque la sélection naturelle à elle seule n’a aucun pouvoir de création). L’évolutionniste de Harvard, George Gaylord Simpson, soutient que : « Les mutations sont la matière première ultime de l’évolution ». Mais pourquoi en est-il ainsi ?

L’évolution sans mécanisme ressemble à une voiture sans moteur : elle ne peut avancer nulle part. Les évolutionnistes ont rapidement compris que la sélection naturelle seule n’était pas un mécanisme adéquat ou suffisant pour expliquer l’origine et l’existence de la vie organique. Les organismes ne changeraient pas d’une espèce à l’autre sans modification du matériel génétique. Les mutations constituent des changements transmis des parents à leur progéniture,  changements dus à des variations du matériel génétique d’origine.

Il n’est pas exagéré de suggérer que le seul mécanisme possible de l’évolution est la sélection naturelle qu’accompagnent les mutations génétiques. Ainsi, la « nature » aurait « sélectionné » certaines mutations bénéfiques et les aurait incorporées dans divers organismes, provoquant finalement leur transformation. Si « les mutations sont la matière première de l’évolution » et constituent donc le seul mécanisme connu de l’évolution, de graves problèmes se posent. Par exemple, même les évolutionnistes admettent que les mutations sont des « erreurs » dans la réplication de l’ADN. Et ces « erreurs » sont presque toujours néfastes. Nous savons aujourd’hui qu’il existe au moins trois types de mutations possibles : (1) mauvaises ; (2) bonnes ; et (3) neutres. Dans la controverse création/évolution, les mutations neutres sont sans valeur, car elles n’ont aucun « effet net ». Que dire alors des mutations bonnes ou mauvaises ? Parmi les mutations restantes (une fois les neutres éliminées), 99 % sont néfastes. Considérons, par exemple, ce qui suit :

1. Les mutations sont aléatoires. Il n’existe aucun moyen de les contrôler, ni de prédire avec précision quand elles pourraient se produire. En d’autres mots, la nature ne « sélectionne » pas du tout. Elle doit simplement accepter ce qui se présente. La question évidente est donc : qu’est-ce qui « se présente » ?

2. Les mutations sont très rares. À quelle fréquence se produisent des mutations aléatoires ? Un homme de science avait déclaré : « On peut probablement estimer la fréquence de la majorité des mutations chez les organismes supérieurs entre une sur dix mille et une sur un million par gène et par génération.» Les évolutionnistes eux-mêmes admettent franchement ce que tout biologiste chercheur sait : les mutations sont rares, et lorsqu’elles surviennent, elles sont entièrement aléatoires.

3. Les bonnes mutations sont extrêmement rares. En théorie, il existe au moins trois types de mutations : les bonnes, les mauvaises et les neutres. De toute évidence, les mauvaises mutations (qui causent diverses maladies et la mort) ne sont pas ce dont les évolutionnistes ont besoin. Les mutations neutres sont peu utiles, car elles dépendent de mutations ultérieures pour être « utiles » (au sens évolutif). La question est donc : à quelle fréquence se produisent les bonnes mutations ? Hermann J. Muller, lauréat du prix Nobel de génétique, a déclaré : « Par conséquent, la grande majorité des mutations, certainement bien plus de 99 %, sont néfastes d’une manière ou d’une autre, comme on peut s’y attendre à propos d’événements plutôt accidentels. »

Quelle conclusion peut-on tirer de ces faits ? Les mutations peuvent être comparées à des accidents. Elles ressemblent davantage à la destruction d’une voiture qu’à sa construction. Un accident n’est généralement pas considéré comme une amélioration, mais plutôt comme une catastrophe. Il en va de même pour les mutations. Elles peuvent affaiblir une plante, un animal ou un être humain, mais elles ne créent dans aucun cas une nouvelle « espèce ». L’évolution par mutations aléatoires nécessite des accidents incroyables, comme lancer une pièce de monnaie sur face un million de fois de suite, puis sur pile un million de fois de suite. Les mutations sont généralement destructrices et ne peuvent fournir une explication rationnelle de l’évolution.

Le code génétique vu sous l’angle de sa complexité, de ses mécanismes bien rodés et de sa fonction, fournit une preuve convaincante qu’un produit présentant un ordre constitué, nécessite à l’origine un Concepteur. En fait, l’ordre et la complexité eux-mêmes sont tout simplement phénoménaux. Le modèle créationniste prédit une variation intrinsèque du patrimoine génétique. Si les êtres vivants ont été créés, les variations que l’on constate au sein des espèces est un aspect positif pour les organes vivants. Cependant, de nombreuses mutations auraient introduit un autre type de variations qu’on peut qualifier de très néfastes. Les mutations militent contre l’évolution. La réalité des mutations et celle de la sélection naturelle s’accorde bien plus avec le modèle créationniste qu’avec le modèle évolutionniste.

CONCLUSION

Dans cette leçon, nous avons examiné le débat actuel entre le point de vue de la création et celui de l’évolution. Nous avons appris que la création est une théorie scientifique légitime qui mérite d’être sérieusement étudiée. En réalité, tout ce qu’on observe confirme la notion de création plutôt que celle d’un hasard agissant sur des milliards d’années. Dans la prochaine leçon, nous verrons d’autres aspects qui différencient la création de l’évolution.

Traduction française d’un texte publié par Apologetics Press, Inc. Des exemplaires supplémentaires peuvent être commandés auprès de nos bureaux situés au 230 Landmark Drive, Montgomery, Alabama 36117, États-Unis, au 334-272-8558. Si vous souhaitez que la partie questionnaire de la leçon soit corrigée, veuillez la retourner à l’église ou à la personne qui a fourni la leçon, ou consultez le site web suivant : https://apologeticspress.org/cours-dapologetique-chretienne-traduit-de-langlais-%e2%93%92-apologetics-press/

ApologeticsPress.org

Questions-Leçon 5

VRAI OU FAUX

Écrire VRAI ou FAUX dans les espaces blancs.

________1. Il existe deux points de vue sur les origines de l’univers : la création ou l’évolution.

________2. La création et l’évolution sont deux modèles scientifiques.

________3. Le débat entre la création et l’évolution n’a pas grande importance.

________4. Bien des scientifiques reconnaissent de nos jours la légitimité de la création comme   modèle scientifique.

________5. Selon la loi de la biogenèse toute vie doit avoir sa source dans une forme de vie préexistante.

________6. L’évolution n’aurait pas pu avoir lieu sans une génération spontanée.

________7. La sélection naturelle n’explique pas l’apparition de nouvelles espèces.

________8. Seul le Dieu immuable peut être la source d’une moralité et d’une éthique au sens absolu.

CHOIX MULTIPLE

Entourez la bonne(s) réponse(s).

Ce qui n’est pas une caractéristique des mutations.

(a) Elles sont rares (b) Elles sont aléatoires

(c) Elles sont souvent bénéfiques (d) Elles sont sélectives et organisées.

2. L’évolution affirme que l’univers…

(a) Est autonome (b) N’est pas autonome

(c) Est conçu selon un plan (d) A été créé

3. La création affirme que l’univers…

(a) Est autonome (b) N’est pas autonome

(c) Est mal conçu (d) Est aléatoire

4. Selon une enquête de l’Associated Press / NBC News menée aux Etats-Unis en 1981, quel pourcentage de personnes interrogées souhaitaient qu’on enseigne les deux points de vue de la création et l’évolution dans les écoles.

(a)8.6% (b) 39%

(c) 86% (d) 44%

5.  Selon une enquête récente de Gallup, combien de personnes interrogées croient en une création de l’homme ?

(a) 47% (b) 98%

(c) 4.7% (d) 20%

6. Une société bâtie sur l’évolutionnisme pourrait être décrite comme

(a) Merveilleuse (b) Moralement neutre

(c) Très désagréable (d) Agréable

REMPLIR LES ESPACES

Il n’existe que _______ possibilités concernant _____________de l’Univers et de la vie.

L’évolution et la création comme explications peuvent toutes deux être qualifiées de « modèles » au sens ____________, et pouvant être utilisés non seulement pour expliquer mais aussi pour prédire des faits __________.

En __________, la _________ est une loi naturelle selon laquelle un être vivant ne peut provenir que d’un autre être vivant. 

L’________ n’aurait pas pu se produire en dehors d’une __________ spontanée.

Aucune _________ n’a pu apparaître au moyen de la ___________ naturelle.

Les mutations sont __________. Les mutations sont _____________. Les bonnes mutations sont extrêmement __________.

CONCEPTS

Placez la bonne lettre dans l’espace prévu pour chaque concept.

1. ____ L’évolution                                 A. La vie provient du non-vivant

2.   ____ La création                                   B. L’univers n’est pas autonome

3. ____ La sélection naturelle                      C. L’univers est autonome                             

4. ____ La génération spontanée               D. Des modifications génétiques non bénéfiques     

5. ____ Les mutations                                       E. Les formes de vie proviennent de ce qui est et se reproduisent selon leur espèce.

 6. ____ La loi de la biogenèse                       F. La survie des plus aptes


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